Les Diables rempilent pour un an au Heysel

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L’Union belge de football paiera 100.000 euros par match à la Ville de Bruxelles pour faire jouer l’équipe nationale au stade Roi Baudouin. Selon un contrat pour le moins précaire.

Samedi soir, face au Portugal, les Diables Rouges fouleront une pelouse toute neuve. "Jamais les Diables n’auront eu pareil billard pour se préparer à une coupe du monde", fanfaronnait mercredi Alain Courtois (MR), échevin des Sports à la Ville de Bruxelles, heureux que celle-ci, propriétaire du stade Roi Baudouin, soutienne à nouveau l’équipe nationale. Il était à Tubize, au centre d’entraînement de l’équipe nationale, pour serrer la main de Gérard Linard, président de l’Union belge de football et signer avec lui un nouveau bail d’occupation du stade national.

47.000 places
Le Roi Baudouin est le seul stade belge de grande capacité.

Cette signature n’a rien de surprenant car la convention qui liait jusqu’ici les deux partenaires venait à échéance. Les termes du nouveau contrat, par contre, témoignent de l’incertitude qui plane toujours sur le ou les futur(s) terrains de jeu de l’équipe de Belgique. L’accord, s’il est renouvelable, ne court que pour un an. Les travaux liés au développement du plateau du Heysel (le projet Neo) sont susceptibles de geler les activités du stade à moyen terme, a justifié Alain Courtois. Pour la Ville de Bruxelles, ce bail précaire est surtout une manière de pousser les acteurs concernés à se prononcer sur l’avenir du Baudouin après l’échec du projet de nouveau stade national sur le parking C. Avec cet accord, la question de l’avenir du stade et du lieu des prestations des Diables se posera chaque année.

L’impuissance locative

Le Baudouin est "le seul stade d’une capacité supérieure à 25.000 places, a rappelé François Linard. Ce nouveau contrat nous offre la certitude de ne pas avoir un manque à gagner." Les 47.000 places du Baudoin permettent en outre de satisfaire un plus grand nombre de supporters. Quant à l’avenir, "nous ne sommes que locataire et donc pas à l’initiative", concède le président de l’Union belge. En résumé, cette dernière à besoin d’un stade de grande capacité pour rentrer dans ses frais et satisfaire le public mais n’a que peu de pouvoir décisionnel.

En théorie, Didier Reynders, n’en manque pas, lui. Au Cercle de Lorraine mardi, il relançait l’idée d’une rénovation du stade Roi Baudoin. Une relance qui s’apparente plus à une communication de campagne qu’à une véritable impulsion, jugeait-on parmi les proches du dossier. "Nous sommes ouverts à toute proposition", réagissait Alain Courtois qui admet qu’aujourd’hui, plus aucun projet n’est sur la table.

Si l’Union belge "ne fait pas une mauvaise affaire", avec ce bail, selon Gérard Linard, la Ville de Bruxelles non plus. Elle maintient les matchs des Diables sur son territoire et touchera 100.000 euros par match de la part de l’Union belge, selon les termes du contrat. Six matchs sont au programme de l’équipe nationale dans les 12 mois qui viennent.

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