Les libéraux resserrent les rangs à la Ville de Bruxelles

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Le MR et l’Open Vld ont présenté leurs 19 premiers candidats pour les élections communales à la Ville de Bruxelles. Alain Courtois est largement soutenu par Charles Michel et Didier Reynders.

Vue plongeante sur le chantier du piétonnier et panorama imprenable sur le centre-ville de Bruxelles. Le MR et l’Open Vld avaient choisi un élégant roof top pour lancer officiellement leur campagne pour les élections communales d’octobre. Solidement vissé sur sa place de tête de liste, l’échevin des Sports Alain Courtois a pu compter sur le soutien des poids lourds de son parti. Charles Michel, Premier ministre, et Didier Reynders, vice-Premier ministre et président de la régionale bruxelloise du Mouvement réformateur, ont fait le déplacement pour afficher l’unité libérale sous le soleil printanier de ce mois d’avril.

Gwendolyn Rutten, présidente de l’Open Vld, était également présente. L’objectif est aussi clair qu’un ciel azur à quelques mois des élections locales: se mettre en ordre de marche et faire oublier les tensions internes nées de l’échec du projet de stade national et de la gestion chaotique de la mise en place du piétonnier.

"J’en suis à mon troisième bourgmestre."
Alain Courtois
Député-échevin et tête de liste MR à la Ville de Bruxelles.

On s’en rappelle, Alain Courtois, cheville ouvrière du projet "stade", avait publiquement déploré le manque d’initiative du gouvernement fédéral dans ce dossier. Piqué au vif, et sans doute prisonnier de l’hostilité de son partenaire N-VA à cette construction ambitieuse sur le parking C du Heysel, Charles Michel avait durement répliqué en affirmant que cette saga et ses vicissitudes étaient surtout le fruit d’un travail d’amateurs. Si la saillie embrassait également la Région de Bruxelles-Capitale, elle n’avait fait que renforcer l’amertume et la déception d’Alain Courtois.

Le coup de blues du premier échevin semble donc passé. Chargé à bloc, le MR a tout intérêt à laisser ces dissensions loin dans le rétroviseur afin de partir groupé en campagne. D’autant que les libéraux ont un excellent coup à jouer à la Ville de Bruxelles. En tout cas si l’on en juge par l’état du Parti socialiste avec qui le MR dispute historiquement le leadership dans la capitale et partage la gestion des affaires communales depuis 2012.

"J’en suis à mon troisième bourgmestre", a relevé Alain Courtois. Il a effectivement démarré la législature avec Freddy Thielemeans, avant le passage de flambeau à Yvan Mayeur, la chute spectaculaire de ce dernier dans le ravin Samusocial, et l’ascension forcée de Philippe Close. "Attendez que les machines électorales socialistes se mettent en marche", prévenait toutefois un réformateur prudent lors de la présentation de la liste vendredi.

Redorer l’image de la Ville

En attendant, les 19 candidats libéraux déjà identifiés partent en campagne. L’échevine Els Ampe (Open Vld) est confirmée à la deuxième place. Elle est suivie par l’échevin Geoffroy Coomans, la nouvelle échevine Clémentin Barzin et le député bruxellois David Weytsman. La liste fait donc monter quelques jeunes au premier plan. Olivier de Clippele, ex-échevin ixellois et député bruxellois, confirme son nouvel engagement à la Ville et occupera la septième place.

Didier Reynders a pour ambition de "redonner sa place et son image à la Ville de Bruxelles".
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Didier Reynders a pour ambition de "redonner sa place et son image à la Ville de Bruxelles" alors que Charles Michel a témoigné de son affection et de son amitié pour les libéraux bruxellois. Leur programme électoral est quant à lui en cours d’élaboration et ne manquera pas "d’idées nouvelles" promet Alain Courtois. La tête de liste avance le respect des valeurs libérales et du vivre ensemble comme ligne directrice de la politique qu’il entend mener dans cette commune mammouth de quelque 170.000 habitants.

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