Les principaux titres de la presse de ce jour, marquée par l'hommage à Jean-Luc Dehaene

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La disparition tragique de Jean-Luc Dehaene occupe la Une de tous les journaux nationaux. Les éditorialistes saluent le rôle majeur joué par l'ancien premier ministre. L'architecte de la Belgique fédérale. La presse se souvient surtout de sa personnalité, avec de nombreuses anecdotes retrouvées.

Le Soir

  • Jean-Luc Dehaene est décédé. 8 pages spéciales sur l’ancien Premier ministre, architecte de la Belgique fédérale
  • Selon le Gerfa, l’administration wallonne reste PS-CDH à 90% P4
  • Une manifestation débouche sur 250 arrestations à Bruxelles. Les manifestants, dont trois députés Ecolo, n’auraient pas respecté le tracé P6
  • Boom migratoire vers l’UE. Quelque 107.000 clandestins interpellés aux frontières de l’Union en 2013. Une augmentation de 48% en un an P 15
  • La France (sur)protège Alstom. Un décret limite les rachats d’entreprises stratégiques P 20
  • Pourquoi encore collectionner les points Artis ? Face au succès de Panini, le repreneur d’Artis-Historia annonce le grand retour du concept pour la fin de l’année P 23

La disparition de Jean-Luc Dehaene dans la presse francophone

La stature d'homme d'Etat de Jean-Luc Dehaene, brutalement décédé jeudi en Bretagne (France) à l'âge de 73 ans, est évoquée dans de nombreux quotidiens francophones vendredi matin. Qualifié de référence politique et de "plombier", celui qui a occupé la fonction de Premier ministre de 1992 à 1999 est salué pour son intelligence et sa créativité, qu'il a mises au service de son pays.

                C'est avant tout de la personnalité, de la stature et de l'intelligence de Jean-Luc Dehaene dont se souvient la presse écrite.

                 Philippe Martin, rédacteur en chef adjoit de L'Avenir, décrit un "homme de synthèse : la force physique et la finesse intellectuelle, la rudesse qui impressionne et la subtilité qui fascine. (...) Une endurance de sportif increvable et une souplesse de contorsionniste."

                 "Jean-Luc Dehaene fut en effet, jusqu'à son dernier souffle, un des hommes politiques qui mirent leur intelligence, leur créativité et leur énergie au service de l'Etat belge. Un Etat qu'il avait voulu certes fédéral (...) mais dont il a tout fait pour préserver la pérennité", écrit Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du Soir, se souvenant d'un homme courageux pour lequel la Belgique est "un projet de société, une entité fédérant ses différentes composantes".

                 Francis Van de Woestyne, rédacteur en chef de La Libre Belgique, évoque lui aussi ce paysage que Jean-Luc Dehaene, "notre meilleur 'plombier institutionnel'", a contribué à mettre en place et qu'il savait être destiné à évoluer sans cesse "mais dans un cadre toujours belge". La Belgique fédérale lui doit beaucoup, embraye Demetrio Scagliola, rédacteur en chef adjoint des journaux du groupe Sudpresse.

                 La capacité du plus célèbre supporter du FC Bruges à aboutir à des accords, "à concilier l'inconciliable, marier l'eau et le feu" comme le formule Philippe Martin dans L'Avenir, a marqué l'histoire de la Belgique. Pour Béatrice Delvaux, "Dehaene était un homme de compromis, entre riches et pauvres, entre Flamands et francophones". La Libre Belgique se remémore "son incroyable sens du compromis qui lui a permis de tenir et de gouverner dans des années très difficiles", notamment lorsqu'il a imposé aux Belges des plans d'austérité de manière à ce que le pays puisse répondre aux critères de Maastricht.

                 L'"impossible compromis. Cette conjugaison labyrinthique, tortueuse, du temps et des détours qui égarent les ennemis du jour jusqu'à une réconciliation (...) Jean-Luc Dehaene était avant tout une solution", lance, tel un slogan, le rédacteur en chef de L'Echo Joan Condijts.

                 La carrière politique de 'Meneer Geen Commentaar' a été marquée par d'importantes crises, dont celles de la dioxine et de l'affaire Dutroux qu'il a eu du mal à gérer selon ses propres confidences. Pour Hubert Leclerq, dans La Dernière Heure, cette dioxine aura raison des espoirs politiques de Jean-Luc Dehaene en Belgique, quand, en 1999, le 'Taureau de Vilvorde' sera "balayé par les urnes".

                 "Nombre de Belges se souviendront longtemps de cette bonhomie, de cette truculence qui a offert du pain béni à une génération de photographes et a finalement rendu le technicien audacieux plus sympathique que des lunettes austères, un physique ingrat et une boulimie de travail aveugle ne l'auraient suggéré", écrit Joan Condijts.

                 Le démocrate-chrétien flamand était un véritable personnage qui "a fait descendre le politicien de son piédestal, le transformant en bête médiatique, capable du meilleur comme du pire. Le meilleur, en fin de parcours, comme son travail (...) sur le projet de constitution européenne. Le pire, comme sa gestion du dossier Dexia dont il devint président du conseil d'administration après la crise de 2008. Trois années houleuses pour une fin de parcours pathétique", assène Hubert Leclerq.

                 Pour Demetrio Scagliola, la responsabilité de l'homme d'Etat dans le crash de la banque franco-belge a en effet terni la fin de parcours du 'bulldozer de Vilvorde', dont les derniers mois ont également été marqués par des ennuis de santé. "Jean-Luc Dehaene était un fonceur, curieux de tout, un infatigable travailleur que rien n'arrêtait, pas même la terrible maladie contre laquelle il luttait depuis plusieurs mois et qu'il pensait vaincre", se souvient le rédacteur en chef adjoint du groupe Sudpresse.

                 Jean-Luc Dehaene se disait "quelque peu désabusé et inquiet sur l'évolution de la Belgique" et "était conscient que l'après 25 mai comporterait à nouveau des risques vitaux pour l'Etat", lit-on encore dans La Libre Belgique. "On se serait senti rassuré si on avait pu passer l'échéance du 25 mai, en le sachant, tout prêt, au cas où. Ne fût-ce que pour rappeler, avec son incomparable franc-parler, la raison et le sens des responsabilités à ceux qui seraient tentés de mettre le feu aux deux maisons", conclut Béatrice Delvaux dans Le Soir.

La Libre Belgique

  • Geen commentaar. Jean-Luc Dehaene est décédé. Huit pages spéciales. Le plombier " belche " ne répondra plus.
  • L’Olivier bruxellois en passe de trépasser. Les cartes politiques sont redistribuées dans la capitale. L’alliance PS-MR est dans l’air P 10
  • L’Otan appelle l’Est à se réarmer. M. Rasmussen avertit l’Europe de l’Est du risque russe P 24
  • La Belgique, plaque tournante de la contrefaçon. Le transit, la faille de la législation européenne PP 30-31

Le décès de Jean-Luc Dehaene vu par les journaux flamands

De kranten eren vrijdag in hun editorialen ex-premier Jean-Luc Dehaene, "een van de beste politici van de vorige eeuw". Ze lauweren zijn talent om te onderhandelen en zijn doorzettingsvermogen en herinneren eraan dat het Belgische politieke landschap er zonder hem helemaal anders had uitgezien.

                "Hadden we de 'methode-Dehaene' in het tijdperk na zijn premierschap iets langer volgehouden, dan waren de financiële moeilijkheden van onze overheid nu een pak kleiner geweest", schrijft Isabel Albers van De Tijd. Ze noemt de ex-premier een architect-loodgieter die aan het federale België werkte "met koterijen en onvolmaaktheden", maar noemt Dehaene ook een machtspoliticus pur sang. "Dingen verwezenlijken telde."

                 Indra Dewitte van Het Belang van Limburg wijst op het grote talent dat Dehaene had om te onderhandelen. "Niet te beroerd om zijn eigen gelijk aan de kant te schuiven, om een compromis te vinden dat werkte voor iedereen." Ze herinnert zich zijn recht door zee-aanpak, waardoor hij soms wat brutaal en onbeschoft overkwam, maar weet ook dat elke uitspraak of handeling doordacht en beredeneerd was.

                 Bart Sturtewagen van De Standaard roemt Dehaene's combinatie van politiek inzicht, pragmatisme en daadkracht. "Centraal in zijn systeem stond dat je ver vooruit moest kijken en precies moest weten waar je heen wilde", schrijft hij.

                 "Het succes van Dehaene was niet alleen te danken aan zijn intelligentie en werkkracht, maar is ook een gevolg van het feit dat hij als geen ander de krachten beheerste waarbinnen toenmalige politici moesten werken", aldus Yves Desmet van De Morgen. "Hij was een man die beslissingen en compromissen kon afdwingen."

                 Jan Segers van Het Laatste Nieuws meent dat Dehaene, net als Wilfried Martens, de uitdovende CVP-staat van de jaren tachtig en negentig belichaamt. "Ze stelden orde op zaken en maakten ons land met veel stielkennis en verantwoordelijkheidszin rijp voor een eeuw die niet meer de hunne zou zijn, maar die van de nieuwe lichters Verhofstadt en Di Rupo."

                 De impact van Dehaene op de sociaaleconomische, budgettaire en staatkundige hervormingen in ons land is nauwelijks te overschatten, zegt Paul Geudens van de Gazet van Antwerpen. "Dehaene werkte super-efficiënt en had steeds het algemeen belang en de toekomst van het land voor ogen."

                 Liesbet Van Impe van Het Nieuwsblad herinnert zich dan weer de bonkige stijl van Dehaene, maar wijst er ook op dat het feit "dat België er vandaag totaal anders uitziet dan toen Dehaene in de jaren zestig in het Wonderbureau van de CVP zijn neus aan het venster kwam steken, in grote mate zijn verdienste is".

                 De kranten herinneren aan de vele verwezenlijkingen van Dehaene, zoals het voorstel van de Europese grondwet dat hij mee uitwerkte, de politiehervorming na de Dutroux-affaire of zijn forse sanering die België in de eurozone loodste. Hij ontwierp bovendien de derde staatshervorming en toverde het Sint-Michielsakkoord uit zijn hoed.

                 Dehaene werd uiteindelijk afgerekend op zijn parcours in het bedrijfsleven, weten de kranten nog. Hij werd voorzitter van het noodlijdende Dexia uit plichtsbesef en "gemeenschapsdenken", aldus Isabel Albers. Hij slaagde er niet in de brandjes te blussen en de groep moest worden ontmanteld. "Toch doen die paar ongelukkiger episodes niks af van zijn immense belang. Hij kreeg dingen in beweging en had oog voor de grote evoluties die meerdere decennia bestrijken", besluit ze.

De Morgen (les titres)

  • P 1 : Jean-Luc Dehaene 1940-2014 P 1 : 'Vroeger zou ik gezegd hebben dat ik liefst onverwachts wil sterven. Nu niet meer' (2008) P 2 : Visionair ingehaald door de nieuwe eeuw P 3 : Onwel tijdens fabrieksbezoek in Frankrijk P 4 : Toen honderd dagen nog veel was

De Standaard (les titres)

  • P 1 : Jean-Luc Dehaene 1940-2014 P 2 : 'Gelukkig waren er mensen als hij om het vuile werk te doen' (Hugo De Ridder blikt terug op Jean-Luc Dehaene) P 3 : CD&V schort campagne op tot zondag P 4 : 'Voorbijgestreefd' staatsman met indrukwekkend palmares P 1 : 'Sterke' richtig, sneller diploma

De Tijd (les titres)

  • P 1 : Afscheid van een staatsman P 1 : Vlamingen koplopers in veranderen van leverancier (Energie) P 2 : De vele stempels van de staatsman P 4 : Verkiezingscampagne valt stil na overlijden Dehaene P 5 : Een timide non-conformist

Le Figaro

  • Les armées craignent un budget amputé. La perspective de nouveaux efforts financiers provoque une levée de boucliers dans les milieux de la défense P6
  • Soudan : une chrétienne condamnée à mort pour apostasie P7
  • Douche froide sur la reprise européenne. Les mauvais chiffres de la zone euro publiés jeudi rappellent la fragilité de l’économie du Vieux Continent P8
  • Le communautarisme gagne l’entreprise. Selon une note des services de renseignements, les revendications religieuses islamiques (notamment le voile) grignotent du terrain. P9
  • Champs libres. L’homme européen est une femme à barbe P 15
  • Alstom : Montebourg brandit une nouvelle arme. Un décret élargit le droit de veto de l’Etat sur les investissements étrangers P 21
  • Patrick Drahi prêt à sauver Libération. L’homme d’affaires veut bien mettre 14 millions d’euros, mais il ne veut pas s’exposer P 24

Les Echos

  • La prochaine Commission européenne devra se réformer pour être plus efficace. L’Europe devra notamment faire face aux menaces de sécession britannique P 7
  • Opinions. Alstom et le mythe de al préférence européenne P 11
  • Les rappels de voitures passent la barre des 10 millions chez GM P 15
  • Technip signe en Russie le plus gros contrat de son histoire. Soit 4,5 milliards d’euros P 19
  • Les banques gardent un gros appétit pour la dette de leur pays d’origine. Plus de trois ans après la crise de la zone euro, le lien entre le risque souverain et les banques est loin d’être rompu. P 27
  • Pétrole : l’AIE s’inquiète pour la production sur la fin de l’année. L’Opep devra augmenter sa production pour satisfaire la demande P 30

Wall Street Journal (les titres)

  • Russian ties tangle up Western oil
  • Turkey makes final rescue effort
  • Tepid growth clouds euro zone’s recovery

International New York Times (les titres)

  • Full recovery in euro zone still appears years away
  • Anti-foreigner violence grows in Vietnam and turns deadly
  • Ukraine steelworkers patrol city, driving out separatists

Financial Times (les titres)

  • Investors flee stocks and head for havens
  • Vietnam clashes threaten suplly lines
  • French nuclear weapon against foreign takeovers sparks UK blast

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