Les stratégies opposées de la N-VA et du CD&V à Bruxelles

Benjamin Benjamin Dalle, président du CD&V de Bruxelles. ©Photo News

Les élections communales feront office de test quant à l’implantation des nationalistes dans la capitale. Les sociaux-chrétiens misent sur le local exclusivement.

À Bruxelles comme ailleurs, les élections communales du 14 octobre feront office de test en vue des scrutins fédéral et régionaux du 26 mai 2019. Dans les partis, tant francophones que néerlandophones, on scrutera avec intérêt les résultats de la N-VA, histoire de mesurer l’implantation bruxelloise des nationalistes après plus de 4 ans d’exposition médiatique continue au fédéral. Hypothèse redoutée: qu’ils soient incontournables lorsqu’il s’agira de former l’aile néerlandophone du prochain gouvernement bruxellois. L’Open Vld y perdrait son leadership. Pourquoi pas grâce à un vote francophone alors que les sorties de Theo Francken sur l’immigration (et autres) le font monter avec son parti dans les sondages. Cette concurrence de droite inquiète aussi au MR.

On n’y est pas encore mais "il sera plus facile pour l’électeur francophone de choisir la N-VA lors des élections communales, tous les partis y sont présentés sans qu’il faille choisir son rôle linguistique", prévenait ce lundi un poids lourd du CD&V dans un centre culturel d’Anderlecht. Les sociaux-chrétiens y dévoilaient leurs ambitions et leurs candidats en vue des communales. Benjamin Dalle, président régional, assume une stratégie à l’opposé de celle de la N-VA. "On vient avec notre projet axé sur la dimension locale et des candidats issus des quartiers, dit-il. On ne fait pas campagne avec des personnages nationaux qui n’habitent pas Bruxelles. La N-VA fait ce qu’elle veut mais nous abordons des sujets locaux, on ne va pas parler migration pendant cette campagne". Et pour 2019, alliance souhaitable avec la N-VA? "Nous n’excluons jamais les partis en dehors des formations extrémistes comme le Vlaams Belang et le PTB/PVDA, poursuit Benjamin Dalle. Pour le reste, il n’y a pas de stratégie pour l’instant".

"On ne fait pas campagne avec des personnages nationaux qui n’habitent pas Bruxelles."
Benjamin Dalle
Président de la régionale bruxelloise du CD&V

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À la N-VA, qui ne présentera de listes que dans 12 communes, le CD&V, à l’instar des autres partis traditionnels, oppose une présence dans les 19 communes bruxelloises en figurant sur des listes cdH ou des listes du bourgmestre. Rayon programme, le CD&V veut mettre le quartier au centre de l’action politique, explique Benjamin Dalle. "Nous souhaitons que chaque Bruxellois dispose d’un espace vert à 400 m de chez lui maximum, poursuit-il. Nous mettons l’accent sur le rôle des agents de quartier, le soutien aux familles doit se faire au niveau des quartiers…". La campagne du CD&V sera également axée sur le respect, entre les citoyens mais également du monde politique envers les habitants. "L’engagement politique repose sur une éthique parfaite", dit encore Benjamin Dalle.

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