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Moscou espère finir Nord Stream 2 d'ici la fin de l'année

Le projet de gazoduc Nord Stream 2 – qui passe sous la mer Baltique pour gagner l'Allemagne – doit permettre à Moscou d'accroître ses livraisons de gaz en Europe de l'Ouest tout en contournant l'Ukraine. ©REUTERS

Le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak s'est montré optimiste quant à la finalisation du projet du gazoduc, qui ne fait pourtant pas l'unanimité.

Le gazoduc sous-marin Nord Stream 2 pourrait être achevé d'ici la fin de l'année. Selon l'agence de presse russe TASS, qui cite des propos tenus jeudi par le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, seuls 100 kilomètres devraient encore être construits. "Nous espérons que les travaux de construction de Nord Stream 2 seront terminés d'ici la fin de l'année", a-t-il déclaré. Toujours selon l'agence de presse TASS, les travaux d'essais du gazoduc devraient commencer la semaine prochaine.

L'ONG environnementale allemande Deutsche Umwelthilfe a annoncé mercredi avoir engagé un recours pour demander l'annulation de la construction, mais aussi la licence d'exploitation du gazoduc.

Le tableau pourrait toutefois se noircir. L'ONG environnementale allemande Deutsche Umwelthilfe a annoncé mercredi avoir engagé un recours pour demander l'annulation de la construction, mais aussi la licence d'exploitation de ce gazoduc, pour des motifs de protection de l'environnement.

Elle a fondé sa plainte sur une décision de la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe, qui a jugé la loi climat du gouvernement allemand insuffisante. L'ONG a enjoint aux autorités de relever notamment ses objectifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il était en effet prévu que l'infrastructure livre à l'Allemagne 55 milliards de mètres cubes de gaz russe.

Détenir le monopole?

Le projet Nord Stream 2 – un gazoduc passant sous la mer Baltique pour gagner l'Allemagne – doit permettre à Moscou d'accroître ses livraisons de gaz en Europe de l'Ouest tout en contournant l'Ukraine, privant ainsi Kiev d'importantes recettes de transit.

Les États-Unis se sont longtemps opposés à ce projet, estimant qu'il permettrait à la Russie d'accroître son influence économique et politique sur l'Europe, en la rendant davantage dépendante de son gaz.

Le président américain Joe Biden, opposant de longue date du projet, a finalement renoncé, fin mai, à prendre des sanctions contre le géant gazier public russe Gazprom, qui finance le projet. De telles sanctions auraient, selon lui, été contre-productives vu l'état d'avancement du projet à son arrivée à la Maison-Blanche et aurait pu nuire aux relations américano-européennes déjà distendues après la présidence Trump.

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