"Ouvrir le champ des possibles" pour la constitution des réseaux hospitaliers à Bruxelles

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A Bruxelles, les réseaux hospitaliers attendus pour la fin de l'année dernière ne sont pas encore constitués. Une ordonnance permettant aux structures publiques et privées de s'associer devrait toutefois rapidement "ouvrir le champ des possibles" en la matière, assure le ministre Alain Maron.

Le projet d'ordonnance visant à permettre aux hôpitaux publics et privés de s'associer en Région bruxelloise pourrait aboutir dans les tout prochains jours. " On y travaille activement, en concertation avec les parties prenantes. Si le texte permet de rassurer tout le monde, on pourrait avoir un accord assez rapidement", a assuré ce jeudi soir le ministre bruxellois de la Santé, Alain Maron (Ecolo). 

En vertu d'une loi de février dernier, chaque hôpital belge doit désormais appartenir à un réseau clinique. Si les alliances, en théorie attendues pour le 31 décembre dernier, ont été annoncées en Wallonie et en Flandre, la  situation est moins limpide dans la capitale. Sur les quatre réseaux potentiels en Région bruxelloise, seuls deux sont connus. Le premier regroupe Saint-Luc, Saint-Jean, les Cliniques de l'Europe et Saint-Pierre Ottignies, tandis que le second s'articule autour de l'UZ VUB et d'hôpitaux flamands.
"On pourrait avoir un accord politique assez rapidement"
Alain Maron
Ministre bruxellois de la Santé

A ce stade, l'hôpital universitaire Erasme (ULB), l'hôpital privé multi-sites du Chirec, et les hôpitaux publics Iris - qui regroupent les établissements de la Ville de Bruxelles (CHUB) et les hôpitaux Iris Sud - n'ont pas annoncé leurs intentions. La perspective de tous les rassembler au sein d'une même structure est encouragée par de nombreux acteurs du monde politique bruxellois. Un tel rapprochement nécessite toutefois, au préalable, une ordonnance permettant une collaboration entre le public et le privé.

Craintes des opérateurs privés

Du côté des hôpitaux privés Erasme et Chirec, certains s'inquiètent d'être versés dans une large structure, en partie dépendante des pouvoirs publics. "Il y a des craintes plus ou moins fondées des uns et des autres dans ce dossier complexe. Ces craintes se retrouvent à la fois entre les hôpitaux et avec les acteurs régionaux", explique M. Maron. D'après lui, "il faut désormais que tout le monde se fasse suffisamment confiance pour avancer".

L'ordonnance "juridico-technique" en cours d'élaboration doit ouvrir des possibles, mais ce n'est toutefois pas à la Région de dire aux hôpitaux de quelle manière ils doivent s'associer, a insisté le ministre. Ce dernier a ajouté que le texte actuel n'excluait pas la mise sur pied future d' une véritable politique hospitalière régionale, "dans le respect des opérateurs".

Un réseau Erasme-Chirec?

Quant à l'hypothèse, avancée dans La Libre, d'un réseau entre les structures privées d'Erasme et du Chirec - excluant les hôpitaux Iris -, elle ne semble pas trouver grâce à ses yeux. "Cette option ne me paraît pas très lisible. L'ULB et les hôpitaux de la Ville de Bruxelles ont depuis longtemps affirmé leur volonté de se rapprocher", a rappelé M. Maron. Celui-ci a en outre affirmé ne pas être en faveur d'un démantèlement en deux entités de la structure Iris, que prônent certains.

Contacté par nos soins, les hôpitaux Erasme et Chirec n'ont pas fait de commentaires à ce stade.


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