Privé et public unis pour former les chômeurs bruxellois au numérique

Digitalcity, qui s'étend sur plus de 2.500 m², comprend un auditoire d'une centaine de places, une quinzaine de salles équipées, un studio digital média ainsi qu'un laboratoire Cisco dédié aux technologies réseau. ©Tim Dirven

Inauguré ce mercredi à Auderghem, Digitalcity proposera des formations aux métiers du numérique élaborées en fonction des besoins concrets des employeurs du secteur.

En raison de la crise sanitaire, Digitalcity a eu droit ce mercredi à une inauguration en ligne. De quoi souligner encore la nécessité de créer ce pôle formation-emploi dédié aux métiers du numérique par les temps qui courent. En effet, si les entreprises jouaient déjà des coudes pour embaucher des candidats formés aux dernières techniques du numérique, la crise a joué un rôle d'accélérateur de tendance. C'est donc comme un "superbe outil de relance" que Digitalcity a été présenté par le ministre bruxellois de l'Emploi et de la Formation, Bernard Clerfayt (DéFI), même si les pôles formation-emploi sont nés bien avant la crise sous l'impulsion de son prédécesseur, Didier Gosuin (DéFI).

Ces structures réunissant les acteurs privés d'un secteur et les acteurs publics de la formation et de l'emploi ont pour objectif d'anticiper les besoins spécifiques en main-d’œuvre dudit secteur et de former les chercheurs d'emploi en conséquence. En Région bruxelloise, on comptait déjà le pôle formation-emploi Technicity, dédié aux métiers de l'industrie technologique. Après Digitalcity qui est désormais opérationnel, d'autres secteurs bénéficieront de cette structure sur mesure: la logistique et le transport, l'horeca ainsi que la construction.

"Opportunité collective"

Logé à Auderghem à proximité de l'ULB et de la VUB, Digitalcity s'étend sur plus de 2.500 m². La bâtiment comprend un auditoire d'une centaine de places, une quinzaine de salles équipées, un studio digital média, un laboratoire Cisco dédié aux technologies réseau et un laboratoire destiné à accueillir les épreuves de certification et de validation des compétences. Une équipe de 25 experts est prévue pour former les demandeurs d'emploi en fonction des besoins définis par les entreprises de ce secteur en évolution constante.

3.000
emplois créés en 10 ans
Plus de 400 entreprises du numérique se sont établies à Bruxelles depuis 2010, créant plus de 3.000 emplois. Le recrutement reste le plus grand challenge de ces startups.

Avec Digitalcity, les pouvoirs publics espèrent apporter une réponse au fameux paradoxe bruxellois. À savoir que la capitale est le premier bassin d'emplois du pays, mais aussi la région du pays ayant le taux de chômage le plus élevé. Plus de 400 entreprises actives dans le secteur numérique se sont établies à Bruxelles depuis 2010, créant plus de 3.000 emplois selon une étude de start-up.be qui indique que le recrutement reste le plus grand challenge de ces startups. "C'est une opportunité collective. Si Actiris, VDAB Brussel et Bruxelles Formation réussissent à ce qu'un maximum de chercheurs d'emploi acquièrent les compétences digitales, la réserve de main d’œuvre bruxelloise sera plus compétitive pour obtenir ces nouveaux emplois de qualité", a commenté Grégor Chapelle, directeur général d'Actiris.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés