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Qualité de l'air à Bruxelles: mieux informés, plus inquiets

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La qualité de l’air dans la capitale en début de semaine a donné lieu à des réactions aux accents catastrophistes sur les réseaux sociaux.

La qualité de l’air était "exécrable" lundi à Bruxelles et "médiocre" mardi selon la Cellule interrégionale de l’environnement (Celine). En cause: le trafic et les épandages agricoles conjugués à l’absence de vent et l’humidité. Largement diffusée, l’information a donné lieu à des réactions aux accents catastrophistes sur les réseaux sociaux.

Loin de nous l’idée de minimiser les problèmes de qualité de l’air en ville et les impacts sur la santé. Rappelons cependant que le gouvernement bruxellois a modifié en 2018 son plan d’urgence en cas de pics de pollution, redéfinissant les seuils de dépassement, les mesures à appliquer et prenant en compte les particules fines PM2.5 en plus des deux polluants déjà mesurés auparavant (PM10 et NO2). Le plan d’urgence est désormais activable tout au long de l’année et non plus seulement du 1er novembre au 31 mars.

C’est tout le paradoxe: en ayant mis en place des mesures visant à mieux informer la population en cas de pic de pollution, et ce même en avril, les pouvoirs publics bruxellois sont accusés de ne pas agir pour améliorer la qualité de l’air.

Lille, où la circulation différenciée était de rigueur ce mardi, était montrée en exemple par certains internautes. En effet, les véhicules essence Euro 1 et diesel Euro 1, 2 et 3 n’étaient pas autorisés à rouler dans la capitale des Hauts-de-France. Hormis les diesels Euro 3 en sursis jusqu’en 2020, les véhicules les plus polluants sont déjà bannis en permanence de la Région bruxelloise depuis l’instauration de la zone basse émission. Mais c’est bien connu, l’herbe est toujours plus verte ailleurs. Et l’air plus pur?

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