Rififi autour d'une villa uccloise transformée en école

L'implantation av F. Rooseveldt du BEPS

L’école internationale BEPS pour enfants expatriés, qui a déjà une implantation avenue Roosevelt, a introduit une demande de permis pour transformer la maison unifamiliale à sise au 91 de l’avenue Bel Air en école secondaire. Les riverains s’opposent bec et ongles.

L’argumentaire des opposants à l’arrivée d’une école dans ce quartier résidentiel cossu et paisible est nourri et varié: le bruit, les perturbations liées au surplus de trafic quotidien et aux allées-venues des adolescents toute la journée, le manque de places de parking, l’équilibre actuel des fonctions, la sécurité des enfants non garantie pour l’instant. “Le comble, c’est que la demande de permis est à peine à l’enquête publique et la directrice, sans attendre la Commission de concertation, a déjà pris possession des lieux et y organise des cours depuis le 6 septembre comme si tout était déjà acquis, sans respecter les normes de sécurité élémentaires. On parle d’y loger 50 ados de 3e et 4e année secondaire. Il est même question d’installer un labo dans le garage... Si encore il s’agissait d’une école populaire, de quartier. Mais c’est une école privée, réservée à des expatriés et où l ‘inscription est hors de prix!”, peste Jean-Pierre Lecompte, un des riverains opposé à cette implantation. Celui-ci renvoie aux pages d’or, où l’implantation scolaire du BEPS est déjà reprise.

Pour lui comme pour les 164 co-signataires qui ont fait connaître leur opposition au projet durant l’enquête publique en cours jusqu’au 3 octobre prochain, ce quartier et cette maison 4 façades ne sont pas conçus pour accueillir une école de ce type. Et y réaliser les lourds aménagements techniques obligatoires serait une aberration urbanistique.

Rencontre imminente avec le bourgmestre

Rendez-vous a d’ailleurs été pris ce lundi avec l’échevin de l’Urbanisme Marc Cools (MR) et mercredi avec le bourgmestre Boris Dilliès. Interrogé, ce dernier admet être d’autant plus au courant du dossier... que la maison incriminée se trouve dans le quartier où il habite. “Je connais donc particulièrement bien la physionomie de l’endroit et ses habitants, qui veulent à tout prix préserver le calme et le confort actuels. Et même si nous n’avions pas envoyé des patrouilles armées, nous avons discrètement vérifier les dires des riverains et déjà fait cesser certaines nuisances sonores. Au-delà, je dirais à ce stade, comme je le répéterai mercredi aux premiers concernés, que la procédure légale suit son cours et que les services communaux veilleront à ce que la loi soit respectée. D’un autre côté, il n’est pas rare que, vu la longueur de la procédure, certaines écoles prennent possession de certains locaux, y compris d’habitation en quartier urbain, en attendant d’avoir les autorisations. C’est ce qui semble s’être passé ici pour un minimum d’élèves; une bonne dizaine m’a dit la direction”, tempère le bourgmestre pour l’instant.

Contactée à ce propos vendredi dernier via son secrétariat – only in English -, la directrice, Pascale Hertay, n’a pas donné réponse depuis.

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