Rudi Vervoort se dit également favorable à des zones test pour la 5G à Bruxelles

Le ministre-président Rudi Vervoort (PS) se dit aussi favorable à des zones test pour la 5G. ©BELGA

Le ministre-président Rudi Vervoort (PS) ne s'oppose pas à l'idée lancée par Bernard Clerfayt (DéFI) mais seulement après un accord sur les normes de rayonnement. Tant que les normes en vigueur sont respectées, Alain Maron n'y voit pas d'inconvénients.

La Région bruxelloise doit-elle mettre sur pied des zones de test pour la 5G? Cette idée évoquée il y a une dizaine de jours par le ministre bruxellois en charge de l'Emploi et de la Transition numérique Bernard Clerfayt (DéFI) n'avait pas été bien accueillie par son collègue Alain Maron (Ecolo), ministre bruxellois de l'Environnement.

Face aux membres de la fédération de l’industrie technologique Agoria, Bernard Clerfayt avait en effet plaidé pour l'organisation d'un test en Région bruxelloise, dans une zone économique ou universitaire, afin de voir si le développement de la 5G contribue et de quelle manière à un niveau global d’ondes perçues plus élevé. Une idée qui était loin d'être partagée, quelques jours plus tard, par Alain Maron qui a rappelé sur BX1 qu'un tel projet ne figure pas dans l'accord de majorité.

Assez justement, la députée bruxelloise Cieltje Van Achter (N-VA) a interpellé Rudi Vervoort (PS) sur les "signaux contradictoires envoyés par le gouvernement bruxellois au sujet de la 5G. Comme ministre-président, pouvez-vous clarifier la position du gouvernement?" "Le test me paraît être une bonne idée. Il a été annoncé par M. Clerfayt pour être immédiatement enterré par M. Maron. Aura-t-il lieu finalement?", a voulu savoir le parlementaire cdH Christophe De Beukelaere.

"Dès que nous aurons un accord sur les normes, des zones de test devront être mises en place à Bruxelles. Ainsi, nos universités et entreprises pourront poursuivre leurs recherches et développements en tenant compte des précautions nécessaires"
Rudi Vervoort
Ministre-président bruxellois

Lors de la commission Affaires générales du parlement bruxellois ce lundi, le ministre-président ne s'est pas déclaré opposé au principe. "Dès que nous aurons un accord sur les normes, des zones de test devront être mises en place à Bruxelles. Ainsi, nos universités et entreprises pourront poursuivre leurs recherches et développements en tenant compte des précautions nécessaires", a déclaré Rudi Vervoort (PS) qui ajoute vouloir lancer des groupes de travail régionaux autour de la 5G, en coordination avec différents centres de connaissance.

"Plus besoin d'attendre"

Bianca Debaets (CD&V) juge positive la mise sur pied de groupes de travail "tant qu'il ne s'agit pas d'un moyen de reporter la décision. Quel est pour vous le délai pour l'implémentation de la 5G? C'est une question très simple", a demandé la parlementaire qui a rappelé qu'il n'était plus nécessaire d'attendre le fédéral pour l'octroi des licences vu la récente décision de l'IBPT.

En effet, cet échange au parlement bruxellois survient quelques jours après l'annonce de l'Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT) d'octroyer des droits d'utilisation provisoires pour les réseaux 5G dans l'attente d'un accord politique entre le gouvernement fédéral et les entités fédérées. Les opérateurs ont jusqu’au 28 février pour faire part de leur intérêt pour une licence temporaire. Pour le moment, Proximus est l’opérateur le plus enthousiaste.

Pas de zones d'exception pour Maron

Interrogé, Alain Maron précise qu'il n'est pas contre des zones de test tant que les normes de rayonnement sont respectées. "Je suis le garant d'une norme environnementale. Mon unique balise c'est le respect de cette norme, l'actuelle et le cas échéant la future, et qu'on soit capable de la vérifier. La 5G est une technologie complexe difficile à mesurer, mais c'est un problème sur le point d'être résolu. Une fois que cette capacité de mesure est là, la norme actuelle n'empêche pas de tester la 5G sur un endroit circonscrit", explique le ministre de l'Environnement qui refuse simplement d'avoir des "zones d'exception", soit des parties du territoire bruxellois où les opérateurs pourraient tester la 5G sans se soumettre à la réglementation en vigueur.

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