Tous les recours contre la méga-prison de Haren ont été rejetés

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Le Conseil d'Etat a rejeté les recours contre la construction de la prison de Haren, annonce le ministre de la Justice Koen Geens. La méga-prison devrait donc être opérationnelle au printemps 2022.

Depuis plus de trois ans, maître d’ouvrage public et opposants au projet de la nouvelle prison bruxelloise centralisée à Haren s’opposent juridiquement devant le Conseil d'Etat. Ce mercredi, la juridiction administrative a clos le débat, rejetant tous les recours introduits contre la construction de la prison. Il s'agit de deux recours introduits contre le permis d'urbanisme et le permis d'environnement délivrés par la Région bruxelloise. 

C'est le ministre de la Justice, Koen Geens, qui a annoncé la nouvelle. "La construction de la prison de Haren est résolument sur les rails", a-t-il commenté sur son compte Twitter.

1.190
détenus
Dans la future prison, 1.190 personnes pourront être détenues. L'établissement est appelé à remplacer à terme les prisons de Saint-Gilles, de Forest et de Berkendael, dont l'état de vétusté est régulièrement dénoncé.

 

Dans une première phase, le Conseil d'Etat avait refusé la suspension des permis. Conséquence: le consortium Cafasso, partenaire privé de l'Etat fédéral dans le projet, chargé de la conception, de la construction, du financement et de l'entretien de l'établissement pénitentiaire, avait entamé, à la fin du mois de janvier dernier, les travaux de préparation du terrain de construction. Il avait détruit ce faisant 18 hectares du terrain du Keelbeek, un espace vert auquel tiennent plusieurs associations, car il préserve, selon elles, une certaine biodiversité dans la zone.

Outre le problème écologique que le projet engendre, il est aussi considéré par divers opposants comme une mauvaise réponse à la surpopulation carcérale, par sa taille, et par l'accroissement de l'isolement des détenus de leurs familles et de leurs proches, en raison de son éloignement du centre de la capitale. Ceux-ci pointent en outre les problèmes de mobilité que le type d'infrastructure choisi et son implantation ne manqueront pas d'engendrer en raison de nombreux déplacements de détenus, de proches et de professionnels de la Justice. 

Par ailleurs, il coûte extrêmement cher et risque donc d'encore grever le budget de la justice déjà extrêmement limite, font-ils encore valoir, depuis plusieurs années. 

En décembre dernier, le patron de la Régie des Bâtiments, Laurent Vrijdags avait affirmé que le partenariat public-privé mis en place dans le cadre du projet de la méga-prison de Haren coûterait à l'Etat 40,2 millions par an pendant 25 ans, soit un total d'un milliard d'euros.

La méga-prison devrait être opérationnelle au printemps 2022.  

 

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