Un mois d'août excellent pour l'emploi à Bruxelles

Cela fait maintenant quatre ans que le nombres de jeunes chercheurs d'emploi baisse en région bruxelloise. D'après Actiris, il faut remonter aux années 1990 pour trouver des taux aussi bas.

A Bruxelles, le chômage touche un peu plus d'un jeune sur cinq. Un chiffre en baisse par rapport à l'année dernière, nous apprend ce mardi Actiris. Et c'est historique, car "en comparaison avec la même période, ce chiffre n'a jamais été aussi bas depuis 28 ans".

En effet, août 2018 signe le 63e de baisse consécutive du chômage chez les moins de 25 ans bruxellois. L'été a été bon pour les jeunes travailleurs, dont le taux de chômage a baissé en août de 8,1% sur un an. Toutefois, ils sont toujours 8.605 jeunes à chercher un emploi sur la région Bruxelloise. 

Pour cause, les jeunes inactifs sont de moins en moins nombreux. 12,4% des jeunes en recherche d'emploi le sont depuis plus de deux ans, ils sont aujourd'hui 1.066 alors qu'ils étaient 1.308 l'année dernière, soit une baisse de 18,5%. A Bruxelles, les jeunes en recherche d'emploi le sont majoritairement depuis une courte durée. Presque 70% de ce public cherche un emploi depuis moins d'un an. Une conséquence, peut-être, d'un marché où le contrat de travail est flexible, mais aussi partiel

70% des jeunes inactifs sont en recherche d'emploi depuis moins d'un an.
ACTIRIS, 2018

Reculs tous azimuts 

La tendance à la baisse concerne l'ensemble de la population active (15-64 ans) dans la capitale, où le taux de chômage diminue de 2,9% cette année. Il touche néanmoins 91.290 personnes en région bruxelloise, soit 16,3% de la population.

En Wallonie, le Forem a lui aussi signalé un recul du chômage en Wallonie. Il a baissé d'1% par rapport à août 2017 et concerne 14,4% de la population active wallonne. Parmi elle, 20% a moins de 25 ans.

Ces chiffres tombent à point nommé, au moment où les jeunes diplômés arrivent sur le marché du travail. Actiris et le Forem remarquent une hausse du nombre d'inscrits à leurs programmes le mois dernier. "Cette évolution s'observe chaque année en juillet et août car le plus gros de la vague d'inscriptions estivales se produit au mois de juillet. Le mois d'août connaît généralement une hausse plus modérée. Il s'agit principalement de l'inscription de jeunes à la sortie de leurs études, qui débutent ainsi leur stage d'insertion professionnelle", analyse le Forem.

La baisse du taux de chômage est générale sur l'ensemble du pays, les chômeurs représentant 6,2% de la population belge à la fin du premier trimestre 2018, contre 7,8% l'année dernière. Dernière réjouissance, le taux de chômage du royaume passe donc sous la moyenne européenne des 28. 

 

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