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Une facture à 1,75 million pour les six lidars de Bruxelles

Cet été, six lidars feront leur apparition en Région bruxelloise. ©Belga

Les six zones de police à Bruxelles disposeront bientôt chacune d’un exemplaire de lidar. Le gouvernement régional assume le prix élevé de ce matériel qui n’est disponible en Belgique qu’à la location.

On ne rigole plus avec les excès de vitesse à Bruxelles. La semaine dernière, le gouvernement régional a décidé de renouveler le contrat de location qui met le lidar à la disposition des zones de police. Ce contrat venait à échéance à la fin du mois de juillet.

"Le lidar permet de flasher sur plusieurs bandes et dans les deux sens."
Bianca Debaets
Secrétaire d’État à la Sécurité routière

Ce modèle de radars non-fixes dont la haute et grise stature est désormais bien connue des usagers de la route permet de déplacer les contrôles de vitesse au gré des besoins sans devoir assurer une présence policière sur place. En extérieur comme dans les tunnels. Le lidar résiste aux incendies, "voire à des tirs à l’arme à feu", précise une note du gouvernement bruxellois.

Ces redoutables machines étaient au nombre de 2 avant de monter à 5 cette année. Cet été, elles seront 6 dans la capitale. Le nouveau contrat porte sur la location (il n’est pas possible d’en acheter en Belgique) et l’entretien de ces six appareils. "Il ne sera donc plus nécessaire de faire tourner ce matériel entre les six zones de police, chacune d’entre elles aura son lidar", confirme Bianca Debaets (CD&V), secrétaire d’État en charge de la Sécurité routière.

Monopole

La note au gouvernement précise le prix de l’opération pour le contribuable bruxellois: 730.000 euros pour 2018 et 1,02 million pour 2019, soit 1,75 million à charge du fonds pour la sécurité routière, indique la secrétaire d’État. Un prix élevé qui n’est pas sans rapport avec la situation de monopole de la société Securoad, seul distributeur du lidar en Belgique. "C’est cher, admet Bianca Debaets. Ce matériel permet de flasher sur plusieurs bandes et dans les deux sens. C’est un bon outil de lutte contre l’insécurité routière."

Elle annonce qu’au terme de ce nouveau contrat de location d’un an, un appel d’offres européen devrait être lancé afin de faire jouer la concurrence. Le Service public de Wallonie l’a tenté cette année mais sans succès. Seul Securoad ayant remis une offre.

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