Avec ses écochèques, le Wallon achète un frigo et le Flamand un vélo

Environ 1,8 million de Belges disposent d'écochèques. ©BELGA

Outre certaines différences culturelles, le niveau de revenu est un facteur qui détermine la façon de dépenser ses écochèques.

Si la lampe LED est le produit le plus acheté avec des écochèques en Belgique, il existe des différences dans le comportement d’achat entre les trois régions du pays. Par rapport aux Wallons qui utilisent la majorité de leurs écochèques pour l'achat d'électroménager, les Flamands auront plus vite tendance à les utiliser pour l'achat d'un vélo. Quant aux Bruxellois, ils sont plus enclins à les utiliser dans des magasins bio. C’est ce que montre une étude réalisée par VIA, l’association des émetteurs de chèques (Edenred, Monizze et Sodexo).

L’écochèque a été introduit en décembre 2008 à l’initiative des partenaires sociaux. On dénombrait en 2019 quelque 1.850.000 bénéficiaires d’écochèques en Belgique.

Facteurs culturels

Les différences régionales s’expliquent notamment par des facteurs culturels. Chacun sait que le vélo est beaucoup plus populaire en Flandre, ne fut-ce que parce que les distances sont courtes et le relief peu accidenté. Par contre, l’enquête ayant été menée en février 2020, soit juste avant le confinement, elle ne tient pas compte du récent engouement pour le vélo dans l’ensemble du pays et, singulièrement, à Bruxelles.

De même, un quart (27% ) des Bruxellois ont utilisé des écochèques dans un magasin bio au cours des 12 derniers mois. En Flandre, ils n'étaient que 5% dans ce cas et en Wallonie 11%.

27%
Un quart (27%) des Bruxellois ont utilisé des écochèques dans un magasin bio au cours des 12 derniers mois. En Flandre, ils n'étaient que 5% dans ce cas et en Wallonie 11%.

Outre les facteurs culturels, le pouvoir d’achat des bénéficiaires détermine également la façon de dépenser les écochèques. Les ménages ayant un salaire plus confortable (plus de 3.500 euros brut) utilisent les écochèques comme une aide financière pour s’offrir des produits moins indispensables, souvent liés aux hobbys.

Les ménages avec un revenu plus modeste se tournent quant à eux vers des produits davantage nécessaires, comme l’électroménager et le multimédia. Pour ces consommateurs, le label écologique est une assurance que le produit a une faible portée énergétique et peut dès lors alléger leur facture d’énergie.

Changement de comportement

Chez VIA, on estime que l’arrivée de l’écochèque a durablement changé certains comportement de consommation. Plus de la moitié (54%) des bénéficiaires d’écochèques se disent plus attentifs aux enjeux écologiques depuis qu’ils en bénéficient. C’est 15% de plus qu’il y a deux ans.

"L'utilisation des écochèques a permis d’économiser l’an dernier 274.000 tonnes de CO2."
Olivier Bouquet
Président de VIA, l'association des émetteurs d'écochèques

Toujours d’après VIA, 1 euro d’écochèque utilisé équivaut à 1 kg de CO2 épargné. "L'utilisation des écochèques a permis d’économiser l’an dernier 274.000 tonnes de CO2", assure le président de VIA, Olivier Bouquet. C’est l’équivalent de 14 millions de voyages aller-retour en voiture entre Bruxelles et Ostende ou encore les émissions annuelles en CO2 de 26.915 Belges.

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