Publicité

Baisse de 15% des investissements étrangers en Belgique

Pour l'avenir, la Belgique doit miser sur les technologies environnementales. ©BELGAIMAGE

Malgré une baisse due à la crise sanitaire, la Belgique reste une terre d’accueil pour les investisseurs étrangers. L’avenir, ce sont les technologies environnementales.

En dépit des turbulences provoquées par la pandémie, la Belgique est parvenue à se maintenir en cinquième position au classement 2020 des pays européens qui attirent le plus d’investissements étrangers. D’après la société de consultance EY qui réalise ce classement chaque année, la Belgique a attiré l’an dernier 227 projets d’investissement. Ce qui constitue certes une baisse de 15% par rapport à 2019, mais qui reste en ligne avec la moyenne européenne (-13%).

5.098
emplois
Les 227 projets d'investissements étrangers nouveaux en Belgique ont permis la création de 5.098 emplois.

"C’est un résultat qui n’est pas si mauvais que cela et qui prouve que les entreprises, malgré un contexte difficile, ont fait preuve de résilience", souligne Marie-Laure Moreau, associée chez EY Belgique.

Parmi les 227 nouveaux projets, une majorité (185) sont des investissements nouveaux, les autres étant des projets d’extension de capacités existantes. Ces 227 projets ont permis la création de 5.098 emplois.

Les secteurs les plus représentés sont les services aux entreprises, le transport et logistique et l’industrie pharmaceutique. La fabrication à grande échelle de vaccins pour contrer la pandémie n’est certainement pas étrangère à cette montée en puissance de la pharma.

Effet Brexit

Le Royaume-Uni est devenu le plus grand investisseur étranger en Belgique, avec 35 nouveaux projets, délogeant la France (30) et les Pays-Bas (28) du haut du classement. Sans doute faut-il y voir un effet du Brexit, qui fait de la Belgique une nouvelle tête de pont en Europe. "La Belgique est vue comme une localisation alternative au Royaume-Uni", confirme Marie-Laure Moreau.

"La Belgique est vue comme une localisation alternative au Royaume-Uni."
Marie-Laure Moreau
Associée chez EY Belgique

En termes d’emplois créés, la France arrive en tête, avec 1.063 postes de travail, suivie des États-Unis (979) et de la Chine (740).

Bien sûr, le Covid-19 continuera de jouer un rôle majeur en 2021, mais probablement dans un sens moins négatif. Il semble en effet que les plans d'investissement aient été simplement retardés et non annulés au cours de l'année dernière. La preuve: 66% des répondants ont répondu positivement lorsqu’on leur a demandé s'ils avaient l'intention d'établir ou d’étendre leurs activités en Belgique au cours de l'année à venir, contre seulement 10% l'année dernière.

Pour consolider la position de la Belgique aux yeux des investisseurs étrangers, EY formule quatre recommandations.

De l'avis des investisseurs sondés, les secteurs les plus porteurs pour l’avenir sont ceux des technologies environnementales et de la haute technologie industrielle. Une tendance qui était déjà apparue il y a un an. C’est là que se situera la croissance future en Belgique, selon EY.

Quatre recommandations

Pour consolider la position de la Belgique aux yeux des investisseurs étrangers, EY formule quatre recommandations.

Premièrement, pour la société de consultance, il faudrait ramener le taux d’imposition des sociétés à 20% (au lieu de 25% actuellement). C’est moins que la moyenne européenne, qui est de 25% environ, mais cela compenserait au moins en partie le coût du travail plus élevé pratiqué en Belgique.

Deuxièmement, il faut continuer à prêter attention aux entreprises déjà établies en Belgique, car elles sont confrontées à l'instabilité politique et législative et à une mobilité de moins en moins performante. Une étape importante est sans aucun doute la simplification des procédures administratives et réglementaires, ainsi que la création d'un climat social stable et d'un cadre juridico-fiscal solide.

Troisièmement, il faut miser sur les compétences numériques, sachant que la crise sanitaire a donné un gros coup d’accélérateur à l’économie digitale.

Quatrièmement enfin, la Belgique doit embrasser les technologies environnementales. Cela peut se faire en se concentrant sur un écosystème dynamique d'entreprises actives dans les technologies vertes.

Le résumé

  • Les investissements étrangers en Belgique ont baissé de 15% en 2020.
  • La Belgique reste malgré tout une terre d’accueil pour les investisseurs étrangers: 227 nouveaux projets ont permis de créer 5.098 nouveaux emplois.
  • Avec le Brexit, la Belgique est vue comme une localisation alternative au Royaume-Uni.
  • L’avenir, ce sont les technologies environnementales.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés