Bruxelles compte désormais moins de jeunes chômeurs qu'Anvers

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Le nombre de jeunes chômeurs a baissé de 9,9% à Bruxelles. Alors qu’à Anvers, il a augmenté de 6,1%.

Un cap symbolique vient d’être franchi dans la capitale belge. Le chômage global vient de passer sous la barre des 100.000. Fin février, Bruxelles comptait 99.828 demandeurs d’emploi. Le taux de chômage baisse dans toutes les Régions. En Flandre, il s’élève à 7,8% (-0,2%) et en Wallonie à 16% (-0,1%). Mais c’est à Bruxelles que la diminution est la plus forte. Le taux de chômage atteint désormais 18,2% contre 20,3% en février 2015.

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Bruxelles (1,2 millions d’habitants) a franchi un deuxième cap symbolique. Depuis deux mois, le chômage des jeunes y est désormais moins élevé qu’à Anvers (500.000 habitants). Ce constat avait déjà été observé en juillet et en août 2015. Mais il était dû à un facteur saisonnier. "Chaque année à cette période le chômage des jeunes baisse à Bruxelles. Il repart ensuite à la hausse en septembre, octobre et novembre, lorsque les étudiants qui ont terminé leur seconde session d’examen et viennent s’inscrire chez Actiris. En Flandre, ce phénomène se déroule avec un décalage. On n’a pas l’explication scientifique mais il semblerait que les jeunes flamands qui ont fini leurs études s’inscrivent plus tôt au VDAB", explique Gregor Chapelle, le directeur d’Actiris.

Que l’écart se creuse à cette période-ci de l’année tend donc à prouver que la tendance est structurelle. En janvier, la différence entre les deux taux de chômage était presque imperceptible; à peine 0,3%. Mais aujourd’hui, l’écart s’est accentué et atteint 1,1%. Ce n’est pas énorme. Mais ce qui interpelle surtout ce sont les chemins différents que prennent les deux courbes du chômage des jeunes. Du côté bruxellois, en un an, le taux est passé de 27,6% à 26,1% alors que sur la même période, à Anvers, il est passé de 25,1% à 27,2%.

Pourquoi le chômage baisse-t-il à Bruxelles?

"Les Anversois sont les bienvenus s’ils désirent découvrir nos méthodes."
Gregor Chapelle
actiris

Didier Gosuin, ministre bruxellois de l’Emploi (Défi) estime que cette diminution ne peut pas uniquement être attribuée à la reprise économique. "Sinon, cela baisserait aussi à Anvers". D’après lui, cette baisse est en grande partie le résultat de la "Garantie-Jeunesse" mis en place à Bruxelles depuis 2013. Pour rappel, ce dispositif propose à tout jeune de moins de 25 ans un emploi, une formation ou un stage dans les six mois de son inscription auprès d’Actiris. "Un accompagnement où on tient le jeune demandeur d’emploi à la culotte est une bonne stratégie. Les résultats le montrent. Anvers ne connaît pas notre système vertueux", déclare Didier Gosuin. "Les Anversois sont les bienvenus s’ils désirent découvrir nos méthodes", ajoute Gregor Chapelle, le directeur d’Actiris. Mais il reste prudent. "Il y a beaucoup de facteurs qui jouent. Il y a une part de la baisse qui est aussi dûe à la mesure d’exclusion du chômage".

Arriver au cœur de cible

Reste à savoir si cette baisse est durable. "A un moment donné, je pense que l’ampleur de la baisse sera moins forte. On va bientôt arriver au coeur de cible. Il ne restera plus que les jeunes les plus éloignés de l’emploi Bruxelles. C’est à ce moment-là, que le contrat d’insertion prendra le relais de la garantie-jeunesse", indique Gregor Chapelle. Cette mesure est destinée à venir en aide au jeune qui après 18 mois d’inscription chez Actiris n’a toujours pas décroché le moindre contrat de travail. L’Office régional pour l’emploi va alors lui proposer un contrat d’insertion d’un an minimum au sein d’une administration publique afin de lui fournir une expérience professionnelle. Les premiers contrats subsidiés seront proposés aux jeunes à partir du mois de juillet.

 

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