"Charles Michel a moins épargné qu'Elio Di Rupo." Wilmès répond

©BELGA

Selon le député fédéral Hendrik Bogaert (CD&V), l'essentiel de l'amélioration du solde budgétaire sous la législature suédoise s'explique par la baisse des taux d'intérêt, l'amélioration de la conjoncture internationale et des mesures ponctuelles.

Qu'en est-il du bilan budgétaire de la Suédoise? Le gouvernement sortant se félicite d'avoir réduit considérablement le déficit budgétaire. Du côté des nationalistes flamands, qui ont quitté le navire en fin de croisière, Bart De Wever n’hésite pas à affirmer que l’assainissement budgétaire reste l’un des points faibles de cette législature. L'opposition, elle, n'a fait que critiquer, bien sûr.

A lire | Notre bilan du gouvernement Michel Le déficit a fondu mais menace toujours

Et puis, plus étonnant, il y a l'avis du député fédéral Hendrik Bogaert, membre du CD&V, partie prenante au gouvernement Michel. Il parle de poudre aux yeux.

En mode "dérapage"

Rappelons que le gouvernement Michel a perdu sa majorité. Depuis décembre l'Etat fonctionne avec le système des douzièmes provisoires et aucun ajustement budgétaire n'a été fait.

→ Les détails ici

Le député social-chrétien flamand en fait la démonstration dans De Standaard, sur base de chiffres qu'il a obtenus de la Banque nationale.

Alors que le gouvernement sortant se félicite d'avoir réduit le déficit budgétaire de 3,1% du PIB en début de législature à 0,7% à la fin de 2018, l'essentiel de l'amélioration du solde budgétaire sous la législature suédoise s'explique par la baisse des taux d'intérêt, l'amélioration de la conjoncture internationale et des mesures ponctuelles, pointe Hendrik Bogaert.

Au final, la coalition suédoise a réalisé un "effort structurel primaire" qui équivaut à seulement 0,28% du PIB, soit nettement moins que le gouvernement Di Rupo (0,6 %), qui pourtant avait dû s'accommoder d'une croissance moins favorable et de taux d'intérêt plus élevés.

La ministre du Budget, Sophie Wilmès (MR), a réagi dans un communiqué. "Le gouvernement Michel a fait un choix politique clair que les autres exécutifs fédéraux pris en exemple n'ont pas voulu faire, à savoir assainir le budget tout en diminuant à la fois le niveau des dépenses hors charges d'intérêt (et ce, malgré l'explosion des dépenses liées au coût du vieillissement) et la pression fiscale. Les gouvernements de référence du député Bogaert ont fait exactement l'inverse, c'est-à-dire augmenter le niveau des dépenses et augmenter plus que proportionnellement la pression fiscale pour atteindre leurs objectifs budgétaires; ce qui n'a jamais été le choix des gouvernements dirigés par des libéraux."

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect