Charles Michel passe son Plan national d'investissements aux prochains gouvernements

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Le gouvernement fédéral propose aux Régions six chantiers prioritaires, dont l'environnement et l'énergie. Le Plan stratégique est toujours en phase préparatoire.

Cela fait deux ans presque jour pour jour que Charles Michel a lancé l’élaboration d’un Plan national pour les investissements stratégiques (PNIS). En mars 2017, un comité stratégique était chargé de formuler des "avis concrets" afin de définir le champ d’action de ce plan et de faciliter, aux niveaux juridique et administratif, la mise en œuvre des investissements que le Premier ministre a lui-même chiffrés à quelque 150 milliards d’euros.

Sur quoi porte ce pacte?

Six axes d'investissements prioritaires ont été désignés:

  • la transition numérique
  • la cybersécurité
  • l'éducation
  • les soins de santé
  • la mobilité 
  • l'énergie 

 

Ce montant, établi dans le cadre de partenariats public-privé encore à concrétiser, était formulé en septembre dernier lors de la réception du rapport du comité stratégique, dans lequel on trouve plusieurs acteurs économiques de premier plan comme Dominique Leroy (CEO de Proximus), Marc Raisières (CEO de Belfius) ou encore Pieter Timmermans (FEB). Ce mercredi, le gouvernement fédéral dépose une nouvelle feuille de route jusqu’à l’arrivée des prochains gouvernements. Elle est présentée au Régions en comité de concertation ce mercredi.

"Compte tenu du contexte et des échéances politiques (les élections de mai, NDLR), il est proposé de concentrer les travaux de la Conférence interministérielle pour les investissement stratégiques jusqu’à la prochaine législature sur quatre chantiers", peut-on lire dans la note qui est discutée ce matin. Les ministres sont invités à plancher sur la gouvernance interfédérale en synergie avec les instances européennes, sur le cadre réglementaire et administratif, la mobilisation du capital via des partenariats public-privé et enfin la révision des règles budgétaires européennes.

"Compte tenu du contexte et des échéances politiques, il est proposé de concentrer les travaux de la Conférence interministérielle pour les investissement stratégiques jusqu’à la prochaine législature sur quatre chantiers."

Un Pacte "clair" svp

Derrière ce jargon un brin hermétique, il faut lire une volonté de mettre de l’huile dans les rouages de la machine institutionnelle belge pour mieux coordonner l’action des différents niveaux de pouvoir en matière d’investissements. Il s’agit aussi de simplifier, d’assouplir et de raccourcir les procédures liées aux investissements, de former les autorités publiques aux partenariats avec le privé et enfin de convaincre l’Union européenne de faire en sorte que les investissements lourds ne viennent trop grever la dette de l’Etat.

Enfin, la note "valide la création de deux chantiers complémentaires relatifs d’une part à l’environnement (déchets, économie circulaire, fin des pesticides, good food) et d’autre part à l’énergie (valorisation énergétique des déchets), et charge la Taskforce Projets d’en assurer la mise en oeuvre et le suivi".

Le Plan stratégique demeure donc en phase préparatoire. "La Belgique a besoin d’urgence d’investissements. C’est pourquoi nous espérons que ce rapport débouchera sur un Pacte clair. Nous souhaitons le mettre en œuvre d’ici à 2030", avait précisé le rapport du Comité stratégique sorti en septembre dernier.

"La Belgique a besoin d’urgence d’investissements. C’est pourquoi nous espérons que ce rapport débouchera sur un Pacte clair."
Comité stratégique

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