De plus en plus de jeunes travailleurs malades de longue durée

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Le nombre de jeunes travailleurs malades pour une longue durée a augmenté de 27% depuis 2014. Les jeunes ressentiraient davantage de pression au travail, mais aussi dans la sphère privée.

Une étude récente de Securex révélait que certains travailleurs, surtout chez les jeunes, n’hésitent pas à se porter "malade" pour d’autres raisons que leur santé. Un "jeune" travailleur (moins de 25 ans) sur 4 en Belgique l’a déjà fait. 

"Dans le cas des personnes plus âgées, nos clients nous indiquent surtout une invalidité physique, les jeunes se plaignent surtout du 'trop plein'."
Angela Leone
talent partners expert chez HR Partners

Une nouvelle étude du secrétariat social Partena Professional publiée ce jeudi indique par ailleurs que les les jeunes entre 25 et 44 ans sont de plus en plus malades pour une longue durée. Depuis 2014, le pourcentage de malades de longue durée pour cette tranche d'âge a augmenté de 27%, contre une croissance de 5% chez les personnes âgées entre 55 et 64 ans.

La hausse du nombre de malades de longue durée chez les femmes s'élève, quant à elle, à 30,83%. Les grandes entreprises (plus de 199 travailleurs) paient un lourd tribut à la multiplication des malades de longue durée puisque que l'augmentation des absents en leur sein atteint 37%, contre moins de 10% pour les petites entreprises (moins de 10 personnes).

20% de malades de longues durée en plus depuis 2014

De manière générale, les absences pour cause de maladie de longue durée ne cessent d'augmenter. Ainsi, depuis le début de la législature du gouvernement Michel, fin 2014, le nombre de malades de longue durée a subi une hausse de 20%, selon des chiffres de l'Inami cités par Partena. 

"Cet accroissement est d'autant plus inquiétant que les sources de maladies de longue durée semblent loin d'être évidentes", explique Angela Leone, talent partners expert chez HR Partners (filiale de Partena Professional). Alors que, "dans le cas des personnes plus âgées, nos clients nous indiquent surtout une invalidité physique, les jeunes se plaignent surtout du 'trop plein'", relève-t-elle.

Les jeunes ressentiraient davantage de pression, que ce soit au travail mais aussi dans la sphère privée. "Ils se disent également être à la recherche de plus d'autonomie. Il semblerait toutefois que la digitalisation et le working anywhere ne contribuent pas forcément à ce sentiment d'autonomie", pointe-t-elle. Parmi les autres facteurs d'absence souvent mentionnés, on retrouve le burn-out, une mobilité de plus en plus lourde et l'emplacement du lieu de travail.

L'étude du prestataire de service RH Partena Professional a été réalisée à partir d'un vaste échantillon de 15.740 employeurs et de 151.282 travailleurs sur la période allant du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2018.

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