"Des pertes d’emplois importantes devraient encore avoir lieu durant la seconde partie de l’année" (Ires)

La poursuite de la reprise économique en cours dépendra fortement de l’évolution de la situation sanitaire. ©Photo News

La crise du Covid-19 laisse de lourdes séquelles dans l'économie belge, particulièrement dans les chiffres de l'emploi.

L’activité économique commence à se réveiller en Belgique. Cependant, la léthargie qu’a entraînée le confinement laissera des stigmates durant de nombreux mois encore, notamment sur l’emploi et le chômage. L’Ires, l’institut économique de l’UCL, a mis à jour ses prévisions pour cette année et la prochaine.

"Une reprise vigoureuse de l’activité économique devrait avoir lieu durant la seconde partie de cette année."
L'Ires

Côté PIB, il estime que celui-ci devrait baisser de 9,9% en 2020, dans la lignée des estimations des autres institutions (Bureau du Plan, BNB). L’économie belge s’est contractée de 3,6 % au 1er trimestre et au deuxième, elle aurait subi, selon les calculs de l’Ires, un recul historique de près de 20% par rapport au trimestre précédent. " Une reprise vigoureuse de l’activité économique devrait avoir lieu durant la seconde partie de cette année, indique l’institut économique. Cette reprise ne devrait toutefois que compenser partiellement les pertes d’activité subies durant la première partie de l’année. " Si une reprise vigoureuse des dépenses des ménages est bien est attendue au troisième trimestre, histoire de rattraper les achats postposés durant le confinement, cette évolution se normalisera avant la fin de l'année.

La croissance redeviendrait positive en 2021, en hausse de 7,5%, mais ces perspectives-là restent fort incertaines. La Belgique échappera-t-elle bien à une seconde vague de Covid-19? Et quelles seront les séquelles réelles laissées par la pandémie?

133.000 chômeur supplémentaires

9,1%
le taux de chômage attendu en 2021
Le taux de chômage Eurostat passerait de 5,4 % fin 2019 à 9,1 % fin 2021 pour la Belgique.

Actuellement, les ménages se montrent très inquiets par rapport au risque de chômage. L’activité des entreprises  est fortement déprimée et les patrons se montrent plutôt pessimistes par rapport à l’évolution future de leurs activités. Ces inquiétudes sont-elles justifiées ? Des pertes d’emplois importantes devraient encore avoir lieu durant la seconde partie de l’année, estime l'Ires, qui pointe une augmentation des faillites et un redressement seulement partiel de l’activité économique dans de nombreux secteurs. De plus, l’incertitude qui entoure les perspectives économiques suscite la frilosité des entreprises, qui ne se montrent donc pas enthousiastes dans leurs prévisions d'embauche.

L’emploi diminuerait, en termes nets, de 106.000 unités en 2020, a calculé l’Ires. En 2021, il augmenterait de 32.000 unités. Les conséquences sur les chiffres du chômage seront explosives. Le nombre de demandeurs d’emploi inoccupés augmenterait d’environ 133.000 unités endéans 2020; il reculerait de 4.700 unités endéans 2021. Le taux de chômage harmonisé Eurostat passerait alors de 5,4 % fin 2019 à… 9,1 % fin 2021.

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