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Des réformes structurelles seraient plus profitables en Belgique qu'ailleurs

Selon l'OCDE, le vieillissement va coûter de plus en plus cher, ce qui va exercer une pression sur la dette. ©Photo News

Il faut continuer à réformer le marché du travail et les pensions. La Belgique a beaucoup à y gagner pour financer son vieillissement, estime l'OCDE.

Avec la pandémie qui s’éloigne progressivement, les soucis budgétaires ne disparaîtront pas pour autant. Car l’accélération des dépenses liées au vieillissement de la population va se poursuivre. D’où la nécessité de mener des réformes structurelles, principalement au niveau du marché du travail et des pensions, pour absorber ce surcoût. Tel est le message formulé par l’OCDE à l’occasion de la publication de ses perspectives budgétaires ("Fiscal outlook") à l’horizon 2060.

"Tant que la pandémie n’est pas totalement maîtrisée, la politique budgétaire doit continuer à soutenir l'effort de santé publique et contribuer à préserver le tissu économique des pays", estime l’organisation multilatérale basée à Paris. Elle estime que la pandémie a plombé en moyenne de 20 à 25% du PIB l’endettement des États.

1,5%
de croissance moyenne
La croissance moyenne pour l'OCDE tombera à 1,5% en 2060, en raison d'une décélération économique en Chine et en Inde.

Par contre, poursuit l'OCDE, "une fois la reprise bien établie, les gouvernements devront mettre un terme aux programmes temporaires et réévaluer la viabilité budgétaire à long terme". Pourquoi? Parce que la dette continuera d'augmenter tandis que la croissance sur le long terme va se tasser.

Décélération de la croissance

Une fois le covid derrière nous, la croissance devrait s’établir autour de 3% en moyenne dans l’OCDE. Ensuite, elle tomberait à 1,5% en 2060 en raison d'une décélération des grandes économies émergentes, Chine et Inde en tête.

5%
Dans les pays qui ont le plus à gagner des réformes du marché du travail, dont la Belgique, la réduction potentielle de la pression budgétaire pourrait atteindre 4 à 5% du PIB.

Parallèlement, le vieillissement va coûter de plus en plus cher, ce qui va exercer une pression sur la dette. "Sans changements de politique, maintenir les normes et les prestations de service public actuelles (...) pourrait faire augmenter la pression budgétaire dans le pays médian de l’OCDE de près de 8% du PIB entre 2021 et 2060, et bien plus encore dans certains pays", prévient l’OCDE.

Cesser les retraites anticipées

La meilleure réponse à ce défi, ce sont les réformes structurelles. Réformer le marché du travail serait particulièrement profitable "dans les pays les plus éloignés des meilleures pratiques" en la matière. Et l’OCDE de citer à titre d’exemples (ou plutôt de contrexemples) la Belgique, la France et l’Italie, en raison de taux d’emploi insuffisants. Dans ces pays qui ont le plus à gagner des réformes du marché du travail, la réduction potentielle de la pression budgétaire pourrait atteindre 4 à 5% du PIB.

Au niveau des retraites, les réformes doivent viser à fermer l’accès aux retraites anticipées et à augmenter l'âge effectif de départ à la retraite. Les pays qui ont le plus à y gagner sont la Belgique, la France et l’Espagne, avec là encore une potentielle réduction de la pression budgétaire de 4 à 5% du PIB.

Si on joue sur les deux tableaux, à savoir le marché du travail et les pensions, on pourrait réduire la pression budgétaire de 8 à 10% du PIB.

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