Deuxième pilier : le G10 va rouvrir les discussions

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Patrons et syndicats devraient se remettre autour de la table après l'échec, avant le week-end, des négociations sur le deuxième pilier des pensions, en particulier l'avenir du taux garanti.

Le Groupe des 10 devrait reprendre d'ici quelques jours les discussions sur le dossier du deuxième pilier des pensions, après l'échec des négociations vendredi.

Les partenaires sociaux s'étaient réunis vendredi afin de tenter de dégager un accord sur une série de dossiers. Le plus important d'entre eux concernait de fait la pension complémentaire, la faiblesse actuelle des taux rendant intenables - selon les employeurs - les garanties légales de rendement (3,25 % sur les contributions patronales et 3,75 % sur les contributions personnelles).

Le ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine, avait affirmé qu'il prendrait ses responsabilités. "Je prendrai cependant mes responsabilités car il est impératif de trouver rapidement une solution pour ne pas compromettre le développement des pensions complémentaires. Je présenterai, dans les prochaines semaines, un projet qui tienne compte des préoccupations exprimées de part et d'autre. Nous devons redonner confiance dans les pensions complémentaires à tous les acteurs, travailleurs, employeurs, secteurs et organismes de pension pour poursuivre le développement de celles-ci", a-t-il indiqué. 

La députée fédérale CD&V Sonja Becq a réagi samedi en exprimant le souhait d'une tenue rapide d'auditions en Commission des affaires sociales de la Chambre sur la question des pensions complémentaires.

Garantie de rendement

La principale pierre d'achoppement est la garantie de rendement. Actuellement, la loi prévoit un rendement minimum pour les pensions complémentaires. Mais, selon les assureurs, celui-ci est intenable dans un contexte de taux d'intérêt bas.

"Si l'on veut généraliser le système des pensions complémentaires, il faut que le rendement soit clair et suffisant", affirme Mme Becq. Selon les conclusions de la Commission d'études sur le vieillissement, une pension complémentaire serait plus importante qu'un bonus pension pour les personnes ayant un bas revenus".

Dès lors, le CD&V plaide en faveur d'auditions avec différents acteurs travaillant sur ce dossier, comme les compagnies d'assurance, les fonds, la FSMA (Autorité des services et marchés financiers), les partenaires sociaux, etc. Cela devrait, selon Sonja Becq, conduire à plus de transparence et à l'élaboration de règles plus claires.

Le parti d'opposition sp.a avait déjà demandé la semaine dernière qu'une telle commission spéciale voie le jour afin de pouvoir analyser les pratiques des assureurs.

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