Ecolo veut la fin des voitures de société

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Ecolo plaide pour un fiscalité plus verte et lance le sujet dans le débat électoral, où chacun prend position.

Ecolo jette un pavé dans la mare: les verts veulent la fin des voitures de société. "L’État subventionne les embouteillages et le carburant, s’indigne Gilles Vanden Burre, député écolo. Nous voulons la fin de cet avantage fiscal." Les verts insistent sur la nécessité de faire des choix positifs pour l’environnement. Si l’argument écologique a de quoi séduire, la question de l’avantage fiscal arrive rapidement. Au-delà d’un véhicule mis à disposition, la voiture de société représente un avantage fiscal qui profite tant aux employés qu’aux employeurs. Quelle issue alors propose Ecolo? "L’État doit financer de nouveaux moyens de se déplacer, tels que les vélos ou les voitures partagées, explique Gilles Vanden Burre. Il faut aussi affecter une partie de ce budget à développer les alternatives à la voiture, en développant le réseau des transports en commun. Et puis aussi, nous voulons diminuer la fiscalité sur le travail." L’objectif est de proposer d’autres moyens de réduire le coût du travail pour les employeurs. "L’idée se met en place sur le long terme. Il faudra pour ça de la concertation avec les partenaires sociaux pour que la fin de ce régime respecte les intérêts de chacun. Cela rentre dans un plan général d’une fiscalité plus verte."

Transition fiscale

Les autres partis répondent et se positionnent. Sur la gauche, on est globalement du même avis.

Le PS veut la fin de l’avantage fiscal et insiste sur la nécessité d’une discussion pour une sortie cohérente. Le parti prône une transition en douceur, en ne renouvelant pas de nouveaux contrats. Même son de cloche au PTB, qui demande une transformation en salaire pour les travailleurs, et ne veut pas d’adaptation des avantages fiscaux.

Du côté du cdH, en revanche, on plaide pour une transition vers un parc plus vert, en favorisant les incitants fiscaux pour les véhicules plus respectueux de l’environnement. "Un budget défiscalisé doit aussi être attribué ailleurs. Dans les transports en commun évidemment, mais aussi dans le loyer, ou encore dans un système de titres-services, ce qui va améliorer la qualité de vie des travailleurs", explique Laurent Hacken pour le cdH.

Le MR conserve l’incitant fiscal mais propose de l’adapter à l’éco-score du véhicule. "Remplacer le système de voiture-salaire est impayable. En revanche, il existe des solutions pour l’adapter à l’écologie. Nous ne voulons pas le supprimer, car il est fondamental de laisser le choix au travailleur", explique Christophe Cordier, porte-parole du MR.

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