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Faire la navette quotidienne vers Bruxelles peut rapporter "gros"

©Photo News

Statbel présente ses données statistiques sur la politique salariale en Belgique. Au final, des évidences sont confirmées: l'impact du degré d'étude, du genre ou de la fonction. Il ressort aussi que les employeurs bruxellois sont les plus généreux.

Les Belges ne sont définitivement pas égaux face à la politique salariale. Certes la profession exercée et le poste influent: un patron de grande entreprise gagne ainsi en moyenne 175% de plus qu'un travailleur moyen. L'écart salarial reste également toujours de mise entre homme et femme.

En Belgique, un salarié à temps plein percevait en 2016 (dernières données disponibles) un salaire mensuel moyen brut de 3.489 euros.

→ 50% des travailleurs gagnent plus que 3.053 euros
→ 10% des travailleurs gagnent moins que 2.233 euros
→ 10% des travailleurs gagnent plus que 5.381 euros

©Document Statbel

Autre enseignement: mieux vaut travailler à Bruxelles, quitte à faire la navette chaque jour. En effet, quelle que soit l'ancienneté du salarié, les employeurs de la Région Bruxelles-Capitale sont en moyenne 17% plus généreux. Les salaires mensuels bruts moyens y oscillent de 3.304 (moins de 2 ans d'ancienneté) à 4.890 euros (20 ans et plus d'ancienneté). Cette fourchette est de 2.846 à 4.210 euros en Flandre et de 2.694 à 3.912 euros en Wallonie.

Au rayon des fonctions les mieux rémunérées, peu de surprise. Dans le trio de tête, on retrouve les directeurs de grandes entreprises (en moyenne 9.578 euros bruts par mois), les dirigeants de sociétés actives dans la technologie et les communications (7.160 euros) suivis des managers de services administratifs (6.953 euros). Dans le bas du classement, on retrouve les serveurs et barmen (2.201 euros), les coiffeurs et esthéticiens (2.209 euros) et les aides ménagers (2.242 euros).

Les secteurs d'activité qui rémunèrent le mieux ses salariés et ici aussi sans surprise le secteur de la pétrochimie, les conseillers en gestion ou le secteur financier se démarquent.

©Document Statbel

Dernière statistique: l'influence du degré d'étude sur la politique salariale. Le diplôme s'avère ainsi bel et bien être un atout de valorisation salariale. Les titulaires d’un diplôme de bachelier gagnent, en effet, 5% de plus que la moyenne nationale et cet écart peut même grimper jusqu’à 51% pour les travailleurs disposant d’un diplôme de master.  

A contrario, les titulaires d’un diplôme de l’enseignement secondaire gagnent 17% de moins que la moyenne belge. Les travailleurs qui n'ont terminé, au mieux, que l'enseignement secondaire inférieur voient cet écart se creuser à 23%.

 

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