Infrabel a un nouveau CEO: Benoît Gilson

Benoît Gilson est entré chez Infrabel il y a une petite dizaine d'années après une carrière de journaliste. ©Photo News

Le kern a approuvé la nomination de Benoît Gilson comme CEO d'Infrabel. Une nomination qui devra toutefois être confirmée par le prochain gouvernement.

Éléments de base. Infrabel est la société publique de gestion du réseau ferré sur lequel roule la SNCB. Depuis le mois de mars, elle n’a plus de CEO en titre, Luc Lallemand étant parti occuper les mêmes fonctions à la SNCF Réseau. An Billiau, une des directrices d'Infrabel, avait accepté d’assurer l’intérim le temps que le gouvernement nomme un remplaçant. Mais celle-ci a fait savoir qu'elle se retirerait de la direction générale dès le 31 juillet.

Le ministre de la Mobilité n’a pas chômé. François Bellot (MR) a lancé un chasseur de têtes à la recherche de la perle rare. Résultat: une vingtaine de candidatures, dont trois ont émergé. Dans cette short list (dressée sans classement): Benoît Gilson, ex-journaliste et directeur stratégie chez Infrabel; Laurent Jossart, ancien de chez Luxair et ex-directeur de l’aéroport de Charleroi; et enfin Michaël Vanloubbeeck, directeur financier à la Société fédérale de participation et d'investissement (SFPI) et ex-chef de cabinet de François Bellot.

Nomination temporaire

L’affaire est très politique. Il fallait un francophone. Le MR étant le seul parti francophone du gouvernement en affaires courantes et fournissant le ministre compétent, c'était à lui de décider.

Il reviendra au prochain gouvernement de confirmer ce choix. Ou pas.

S'est joué un mano a mano entre le ministre et son président de parti. François Bellot soutenait son ancien chef de cabinet. Georges-Louis Bouchez avait quant a lui jeté son dévolu sur Benoît Gilson, moins étiqueté MR que son concurrent, mais qui s'est rapproché du parti ces derniers mois.

"Le MR n'a plus qu'un candidat et c'est celui de Bouchez", nous assurait la semaine dernière une source proche du dossier. Logique, en particratie, c'est souvent l'appareil du parti qui décide. D'autant qu'au top du MR, on souhaitait maintenir Michaël Vanloubbeeck à la SFPI.

C'est donc Benoît Gilson qui a été choisi pour piloter Infrabel. «Il possède une grande maîtrise du secteur ferroviaire belge et une connaissance des enjeux et des défis auxquels le rail belge devra faire face dans un futur proche», souligne le ministre Bellot. Il sera CEO de plein exercice jusqu'à l'arrivée d'un nouveau gouvernement, nous précise-t-on. Une fois le nouveau gouvernement en place, il deviendra alors CEO intérimaire - à charge pour le nouveau gouvernement de le confirmer dans cette fonction, ou de choisir un autre patron pour Infrabel. Une solution qui permet de donner provisoirement à Benoît Gilson les pleins pouvoirs, tout en évitant d'ouvrir la boîte de Pandore et de lancer un carrousel de nominations dans d’autres institutions publiques.

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