Le Covid-19 a laminé la croissance belge

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D'après une première estimation de la Banque nationale, le PIB belge s'est contracté de 3,9% au premier trimestre 2020.

1,4%
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Sur l'ensemble de 2019, le PIB belge a progressé de 1,4%.

Le Covid-19 a porté un véritable "uppercut" à la croissance. Selon une première estimation réalisée par la Banque nationale, le produit intérieur brut (PIB) en Belgique s’est contracté de 3,9% au premier trimestre de 2020 par rapport au trimestre précédent. Sur un an, c'est-à-dire comparativement au premier trimestre de 2019, le PIB s’est replié de 2,8%.

Toujours d’après les premières estimations, la valeur ajoutée a diminué de 3,5% dans l’industrie, de 6,6% dans la construction et de 3,6% dans les services par rapport au trimestre précédent.


Méthode adaptée

La Banque nationale avance ces chiffres avec un maximum de précautions. "Faute de données administratives pour le mois de mars, au cours duquel les conséquences du Covid-19 ont été observées, cette estimation "flash" a été réalisée selon une méthode adaptée", explique-t-elle.

"Sur la base des diverses informations disponibles (provenant de bulletins d’information, de sites internet et de contacts avec les entreprises, d’enquêtes, etc.), des hypothèses sur l’incidence du Covid-19 sur l’activité économique des différentes branches d’activité ont été formulées à un niveau très détaillé. Ces données ont été agrégées pour obtenir les indicateurs utilisés, lesquels ont ensuite été intégrés aux modèles économétriques", ajoute encore la BNB.

2019 finit bien

La BNB fournit également son chiffre définitif de la croissance l'an dernier. Sur l'ensemble de 2019, le PIB belge a progressé de 1,4%, ce qui est conforme aux estimations antérieures tout en étant un peu en retrait par rapport à 2018 (1,5%).

L’industrie a affiché une croissance positive (+0,8%) en 2019, alors qu’elle avait enregistré un net repli de 1,7% en 2018. La valeur ajoutée dans la construction a gagné 3,8%, dans la lignée de la hausse de 3,7% observée en 2018. Le rythme de croissance s’est en revanche ralenti dans les  services, retombant de 2,2% en 2018 à 1,6% en 2019.

La demande intérieure s’est quant à elle renforcée en 2019. Les ménages ont ainsi augmenté leurs dépenses de consommation de 1,1% et leurs investissements de 4,9%. Les achats de biens immobiliers ont été dopés au dernier trimestre par l’annonce de la fin au 31 décembre du bonus logement en Flandre.

Sans doute faut-il également établir un lien avec la situation favorable sur le marché du travail. L'année écoulée a aussi en effet été un bon cru, avec la création de 76.800 nouveaux postes de travail (contre 65.700 en 2018). Les investissements des entreprises se sont quant à eux renforcés de 3,2% l’an dernier.

 

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