L’emploi est passé au-dessus du niveau d’avant la crise

Quasi tous les secteurs d'activité ont retrouvé un niveau d'emploi supérieur à celui de janvier 2020, à l'exception de l'horeca, de la métallurgie et de l'industrie manufacturière. ©Photo News

Le nombre d'emplois, tous secteurs confondus, est aujourd'hui 1,3% au-dessus du niveau de janvier 2020. Seuls l'horeca et l'industrie métallurgique et manufacturière sont à la traîne.

L’emploi en Belgique retrouve progressivement des couleurs. Au point que le niveau d’emploi actuel vient de dépasser fin juin de 1,3% le niveau de fin janvier 2020, juste avant que la pandémie n’oblige les autorités à mettre l’économie sous cloche.

Le constat émane d’Acerta, prestataire de services RH, qui a examiné les données de 30.000 entreprises actives en Belgique. L’analyse porte aussi bien sur les contrats à durée indéterminée (CDI) que les contrats à durée déterminée (CDD).

"Les licenciements ont été contenus, du moins dans la plupart des entreprises."
Laura Couchard
Conseillère juridique chez Acerta

L’accélération s’est principalement produite au cours des cinq derniers mois. Entre le 30 janvier 2021 et le 30 juin 2021, le nombre de nouveaux contrats de travail conclus par les entreprises a en effet progressé de 4,3%.

"Les mesures de soutien du gouvernement ont aidé les entreprises à traverser cette période difficile et les licenciements ont été contenus, du moins dans la plupart des entreprises", constate Laura Couchard, conseillère juridique chez Acerta.

L'horeca fait exception

Aujourd’hui, tous les secteurs se situent à nouveau au-dessus du niveau d’avant la crise, à l’exception de l’horeca (-5,3%) et de l’industrie métallurgique et manufacturière (-4,9%) qui n’ont toujours pas renoué avec le niveau de janvier 2020.

+4,1%
Dans la construction, l’emploi se situe aujourd’hui 4,1% au-dessus du niveau de janvier 2020.

La mauvaise performance de l’horeca peut sembler paradoxale, quand on sait que bon nombre d’établissements peinent en ce moment à trouver du personnel. Ce serait oublier que beaucoup ont fait faillite et que d’autres n’ont rouvert que partiellement en juin dernier (uniquement en terrasse), ce qui a provoqué une contraction de l’emploi dans le secteur.

Deux secteurs n’ont en revanche connu aucune baisse de régime pendant toute la durée de la crise. Il s’agit de l’alimentation et de la construction où l’emploi se situe aujourd’hui respectivement 3% et 4,1% au-dessus du niveau de janvier 2020.

Volatilité au sein des PME

Les petites PME, c’est-à-dire les entreprises de moins de 20 travailleurs, sont passées par des montagnes russes. En juin 2020, elles misaient sur une réouverture complète de l’économie et comptaient 3,7% de personnel en plus qu’avant la pandémie. En revanche, six mois plus tard, en janvier 2021, l’emploi avait plongé de 6,2%. Depuis lors, les PME ont spectaculairement remonté la pente (+7,9%).

"Les petites entreprises ont ressenti plus rapidement l’impact de la crise. Elles disposent souvent d’un tampon financier moins important pour absorber les dommages et doivent donc réagir et prendre des décisions plus rapidement", explique Laura Couchard. Ce qui explique une certaine volatilité dans le segment des PME.

Coup de pouce au troisième trimestre

Pour la suite, la situation de l’emploi devrait continuer à s’améliorer à mesure que le déconfinement de l’économie se poursuit. À cela s’ajoute un coup de pouce du gouvernement. Après avoir pris des mesures pour que les entreprises puissent garder la tête hors de l’eau (chômage temporaire), il encourage à présent la croissance de l’emploi, notamment par des réductions de cotisations sociales à partir du troisième trimestre pour tous les secteurs.

La baisse de cotisations s'appliquera à un maximum de 5 travailleurs par entreprise.

Pour pouvoir en bénéficier, il faut que le volume de l’emploi ait augmenté au 3e trimestre 2021 par rapport au 1er trimestre 2021. Cela peut se faire soit par de nouveaux engagements, soit par une réduction du nombre de personnes en chômage temporaire au sein de l’entreprise.

La baisse de cotisations s'appliquera à un maximum de 5 travailleurs par entreprise. Le montant de la réduction sera plus important pour les entreprises qui ont été lourdement impactées par la crise (hôtellerie, événementiel, voyages, etc.).

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