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L'emploi, priorité de la rentrée

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Le chômage "corona" va être limité à partir du 1er septembre. Il est temps de passer aux mesures plus structurelles.

À partir du 1er septembre, le chômage temporaire "corona" va être limité aux entreprises les plus en difficulté. Selon une enquête menée par le prestataire en ressources humaines Acerta, seules quatre entreprises sur dix pourront encore y recourir. Le système mis en place a constitué une bouée de sauvetage bienvenue afin d’éviter une casse sociale sans précédent. Au plus fort de la crise, près d’un million de personnes ont bénéficié de ce chômage "corona".

Mais il s’agissait d’une mesure temporaire. Il est logique d’y retrouver une date de péremption, même si on peut discuter de son timing exact ou des critères d’éligibilité. L’essentiel est ailleurs. Le 1er septembre, la crise ne sera évidemment pas finie. La menace des licenciements et des restructurations sera bien présente dans les prochains mois. Il est donc temps de penser à des mesures structurelles. Le chômage n’est pas une fatalité. Et si l’emploi ne se décrète pas, des actions publiques vigoureuses peuvent mettre notre marché du travail sur de bons rails. Il ne s’agit pas tant de débourser des sommes folles, mais plutôt de les allouer efficacement et d’avoir une vision et une stratégie qui mettent l’emploi durable au cœur des priorités.

Il faut investir dans l’innovation et dans les secteurs porteurs d’emploi d’avenir, ce qui est tout l’enjeu d’un futur plan de relance.

Sans prétendre à l’exhaustivité, pointons deux axes… de travail. D’abord, la formation continue des personnes. Ce n’est pas neuf. Mais ce besoin reste plus que jamais indispensable. Des métiers sont toujours en pénurie. Des fonctions critiques ne sont pas pourvues. Les listes du Forem ou d’Actiris en comptent plus d’une centaine. C’est un scandale. Informons mieux les étudiants sur les débouchés. Plutôt que de tailler à l’aveugle dans leurs allocations, formons les demandeurs d’emploi. Responsabilisons les employeurs sur les investissements à consentir pour former leur personnel. Recyclons immédiatement un travailleur qui vient de perdre son job. Favorisons la mobilité professionnelle. Etc.

Ensuite, il faut investir dans l’innovation et dans les secteurs porteurs d’emploi d’avenir, ce qui est tout l’enjeu d’un futur plan de relance. Il ne s’agit pas de revenir à la situation d’avant la crise du coronavirus, mais bien de faire transiter notre pays vers l’économie de demain. À ce petit jeu, le digital, les filières climatiques et environnementales (en ce compris la mobilité et l’énergie), la santé ou encore l’éducation sont des secteurs clés.

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