L'hommage d'Etienne Davignon à Albert Frère

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"Albert Frère est devenu une grande figure du capitalisme et du monde des affaires belge" souligne Etienne Davignon, qui ne se prive pas de souligner les aspects plus privés: "C'était un homme chaleureux, avec lequel il était agréable d'avoir une conversation et de boire un verre..."

Etienne Davignon, ancien président de la Société Générale de Belgique et ancien président de GDF Suez, a évidemment bien connu Albert Frère. Nous l'avons interrogé suite au décès de cette grande figure du capitalisme belge.

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"C'est une perte, Albert Frère est devenu une grande figure du capitalisme et du monde des affaires belges. Au cours d'une vie bien remplie, il a eu une influence significative au cours de la crise sidérurgique et dans des sociétés importantes comme Petrofina, Tractebel..."

Nous avons demandé à Etienne Davignon ce qui allait lui manquer suite à la disparition d'Albert Frère. Il nous rappelle que l'homme s'était mis en retrait de la vie "active". "Mais c'était un homme chaleureux, avec lequel il était agréable d'avoir une conversation et de boire un verre... Et comme en plus il était oenologue, c'était toujours le meilleur vin" souligne l'ancien président de la Société Générale de Belgique.

Concernant la vente des "bijoux de la couronne" qui est souvent reprochée à Albert Frère, Etienne Davignon tient à rappeler que "c'est un peu compliqué de donner des jugements moraux mais personne ne peut être surpris par la politique qu'il a menée parce que c'était une politique dont les objectifs étaient clairement annoncés. La logique d'un holding est de valoriser les sociétés que l'on détient et les intérêts des actionnaires. Cela passe avant d'autres considérations."


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