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L'immobilier atteint un nouveau record dans le Brabant wallon

C’est le Brabant wallon qui affiche l’évolution de l’activité la plus soutenue de Belgique en 2019 (+13,9%), un nouveau record depuis 2014.

Si la province ne représente que 3,5% de toutes les transactions du pays en chiffres absolus, activité et prix des maisons y sont repartis à la (forte) hausse l’an dernier.

La Semaine de l’immobilier 2020 des notaires a commencé ce lundi. De façon globale, les notaires rappellent d’entrée de jeu, à l’entame de cette semaine où les résultats du marché immobilier vont être publiés province par province – en commençant par le Brabant wallon – que l’année écoulée a été particulièrement chargée dans les études notariales de tout le pays puisque l’activité a globalement augmenté de près de 9%. C’est un record. En Flandre, suppression du woonbonus oblige, la hausse a même atteint 20% sur un an. Et le 4e trimestre a explosé tous les records.

Même sans l’alibi woonbonus, le marché immobilier à Bruxelles et en Wallonie s'est très bien comporté et le 4ème trimestre 2019 a également été le meilleur trimestre depuis la création du baromètre des notaires.

Activité record en Brabant wallon

En comparaison à 2018, c’est le Brabant wallon qui affiche l’évolution de l’activité la plus soutenue de Belgique en 2019 (+13,9%), un nouveau record depuis 2014. Pourtant, le marché provincial reste une niche à échelle belge et ne représente que 3,5% de toutes les transactions nationales, soit moins de la moitié des parts de marché affichées l’an dernier par les provinces de Hainaut (9,8%) ou de Liège (9,3%).

Côté prix, au niveau national, le prix médian des maisons a encore augmenté – pour la 5e année consécutive – de 4% (3% en tenant compte de l’inflation), atteignant désormais la barre des 240.000 euros. Mais, en Brabant wallon, la hausse est plus impressionnante encore puisque le prix médian y dépasse pour la première fois 300.000 euros: les maisons y sont désormais vendues au même prix qu’en Brabant Flamand (310.000 euros). C’est 30% plus cher que la médiane nationale et 80% au-dessus de la médiane wallonne.

Ce prix médian provincial d’une maison varie toutefois fortement d’une commune à l’autre, allant de 195.000 euros à Hélécine à 500.000 euros à Lasne.

Trois zones géographiques

La province peut être divisée en 3 zones géographiques. Au nord, les communes centrales alignent désormais des prix médians oscillant de 310.000 euros à 500.000 euros. La zone reprend Braine-le-Château, Braine-l’Alleud, Waterloo, La Hulpe, Lasne, Rixensart, Wavre, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Chaumont-Gistoux, Grez-Doiceau et Beauvechain.

Les communes limitrophes à cette zone affichent des prix médians variant de 258.000 euros à 338.000 euros. On y recense Ittre, Nivelles, Genappe, Villers-la-Ville, Court-Saint-Etienne, Chastre, Mont-Saint-Guibert, Walhain, Perwez, Incourt et Ramillies.

Enfin, aux extrémités de la province, on trouve les communes les moins chères, alignant des prix médians oscillant entre 195.000 euros et 240.000 euros. Il s’agit de Rebecq, Tubize, Jodoigne, Orp-Jauche et Hélécine.

Des hausses qui déboussolent parfois

L’an dernier, les communes de Ittre et de Beauvechain ont affiché respectivement des hausses de prix de 26,8% et 14,5%. Il s’agit là de la plus forte augmentation enregistrée dans ces communes respectives depuis l’enregistrement des données notariales. À Beauvechain, 75% des ventes de maisons atteignent désormais la barre de 450.000 euros.

Mais d’autres communes rurales affichent, elles aussi, des hausses impressionnantes pour les primo-acquéreurs du cru aux moyens limités: +16,4% à Walhain, +12,7% à Perwez, +12,5% à Villers-la-Ville et +10,4% à Mont-Saint-Guibert.

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