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L’immobilier namurois avance lentement, sûrement et en ordre dispersé

Au centre de Namur, les complexes d'appartements neufs ont la cote pour l'instant. Ils s'y échangent autour de 200.000 euros hors frais. ©TP Bâtiment / DDS+

Dans la province de Namur, les prix de l’immobilier sont poussés à la hausse pour la sixième année consécutive. En 2020, le prix médian de la maison y a augmenté de près de 8% pour atteindre le seuil symbolique des 200.000 euros. Ailleurs, on joue les montagnes russes.

À l’image du découpage de la province, les prix médians des maisons par arrondissement restent particulièrement dispersés dans le Namurois. C’est celui de la capitale wallonne qui affiche toujours le prix médian le plus élevé avec 240.000 euros - en hausse de 9% - tandis que celui de Philippeville reste le plus bas, bloqué sur 147.500 euros (+1,7% seulement). Entre les deux, pourtant voisins, l’écart s’est donc encore renforcé l’an dernier pour s’approcher progressivement de 100.000 euros pour des biens comparables.

La médiane de l’arrondissement de Namur est désormais supérieure de 32,5% à la moyenne wallonne, avec une demande particulièrement active l’an dernier en bord de Meuse, du côté de Dave, Profondeville et Wépion. Et, si celui de Dinant reste largement inférieur en termes de valeurs, c’est pourtant là que les maisons ont vu leur prix médian le plus poussé à la hausse l’an dernier (+9,4%).

Baromètre des notaires: Namur

Les communes septentrionales ont la cote

+20%
À Sombreffe et Fernelmont, la pression de la demande pour des maisons avec jardin a fait monter les prix médians de 20% en un an.

Dès qu’on réduit la focale sur les communes, c’est sans surprise au nord de Namur, à la zone frontalière avec le Brabant wallon, que les prix s’envolent sous la pression de la demande. Cette dernière a encore été renforcée l’an dernier par l’exode urbain consécutif au premier confinement. Lassés de ne pas trouver une maison avec jardin ou un appartement avec une terrasse digne de ce nom à prix abordable en terre brabançonne, les candidats à l’achat rural se sont massivement repliés sur l’axe septentrional Sombreffe/Gemboux/La Bruyère/Eghezée/Fernelmont, où l’offre de logements relativement neufs ne manque pas pour l’instant.

Les quartiers proches de la gare de Gembloux attirent de plus en plus de candidats venus de la capitale et pour lesquels le Brabant wallon est hors de prix. ©Asymétrie

En termes haussiers sur un an, c’est à Sombreffe et Fernelmont, les deux extrémités légèrement moins chères de la bande concernée, que les prix ont le plus flambé l’an dernier, avec des augmentations de l’ordre de 20% alignées sur le Brabant wallon voisin.

285.000
euros hors frais
Les valeurs médianes affichées dans les communes les plus septentrionales du Namurois s'approchent désormais de celles affichées par leurs voisines brabançonnes.

Les maisons des 5 communes concernées affichent aujourd’hui des prix médians quasi similaires, entre 257.000 euros à Sombreffe et 285.750 euros à La Bruyère. Un tir groupé donc, qui fera bientôt encore s'élargir le spectre de la demande venue de la capitale.

À l’autre bout de la lorgnette, c’est dans la zone proche de la France, que l’on trouve les communes les moins chères, Hastière et Viroinval restant désespérément - de loin - les maîtres-achats nationaux avec un prix médian proche de 90.000 euros hors frais pour une petite maison. À noter malgré tout que, le long de la nouvelle autoroute E420, tant Viroinval que Couvin et Cerfontaine ont vu leurs petits prix locaux poussés de 10 à 15% à la hausse l’an dernier.

Selon nos analyses, c’est vers Somme-Leuze que devrait se porter pour l’instant le regard des primo-acquéreurs qui ne roulent pas sur l’or et sont prêts à emprunter la Nationale 4  et la route du Condroz jusqu’aux confins du Namurois. Avec un prix médian de 144.250 euros, les maisons du coin restent très abordables et proches des axes routiers et ferroviaires (Ciney).

Certaines communes limitrophes affichant des prix médians très accessibles ont d’ailleurs été très prisées l’an dernier. À Havelange, Gedinne, Vresse-sur-Semois et Houyet, les notaires du coin indiquent que la médiane a augmenté en 2020 de +19% à +25%. Pareille hausse de prix n’avait pas été notée depuis bien longtemps dans le coin. Par contre, à Hamois, Rochefort et Bièvre, les prix ont stagné l’an dernier.

L’appartement namurois élargit son marché

A Namur-centre, à proximité de la gare, ce futur projet devrait répondre à une demande croissante sur son volet résidentiel. ©Besix Real Estate

Dans la plupart des communes du Namurois, le nombre d’appartements échangés est tellement réduit que les notaires locaux n’ont pas de valeurs de référence. À échelle provinciale, la part de marché plafonne toujours à la marge autour de 12%. À Namur-ville et sa périphérie toutefois, ce type de bien élargit progressivement son offre. Le prix médian y a ainsi progressé de 8,5% l’an dernier pour atteindre 175.000 euros au niveau de l’arrondissement et tout près des 200.000 euros à Namur même et à Dave, Wépion et Profondeville, sous la pression de la demande locale renforcée. À Dinant, par contre, il a chuté dans la même proportion (-8,5%), pour retomber autour de 135.000 euros au niveau de l’arrondissement et autour de 150.000 euros à Dinant.

+36%
À Gembloux, les prix médians des appartements ont littéralement flambé sous la pression de la demande débordant du Brabant wallon tout proche.

Sans surprise, comme pour les maisons, c’est du côté de Gembloux que les hausses de prix ont été les plus importantes l’an dernier, pour atteindre près de 36% en un an après deux années de baisse. Le nouveau prix médian local atteint désormais 235.000 euros hors frais, proche des valeurs atteintes dans le Brabant wallon voisin.

Retrouvez les prix des maisons et appartements dans votre province

Les chiffres de la province du Luxembourg et de la Belgique dans sa totalité seront disponibles ce vendredi.

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