La Belgique compte plus d'invalides que la moyenne en Europe

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L'augmentation de la part de malades et d'invalides ne serait pas une conséquence de la politique d'activation plus ferme du régime de chômage, d'après Randstad. Ce sont les garde-fous qui n'opèrent pas assez.

La progression du taux de malades et d'invalides a bien plus augmenté en Belgique au cours des dix dernières années que dans le reste de l'Europe. C'est ce que pointe une étude de Randstad.

6,4%
La Belgique affiche 6,4% d'inactifs pour cause de maladie ou invalidité contre 4,3% en moyenne en Europe.

"La Belgique affiche un taux élevé (6,4%) d'inactifs pour cause de maladie et/ou d'invalidité. La moyenne européenne s'élève à 4,3%", et l'écart avec le reste du continent s'est "considérablement creusé" depuis 2010, passant de 0,7 point de pourcentage à 2,1 en 2019.

"L'hypothèse selon laquelle cette augmentation s'expliquerait par le vieillissement de la population, les vases communicants entre régimes de chômage et de maladie-invalidité ainsi que l'évolution des conditions de travail, ne tient pas la route", estime Randstad.

L'étude pointe que "ce ne sont pas les pays abritant la population la plus âgée (Allemagne et Italie) qui comptent le plus de malades et d'invalides".

"Les autres pays ont mieux contrôlé la fonction garde-fou du régime de maladie-invalidité que la Belgique."
Randstad

D'autre part, l'augmentation de la part de malades et d'invalides ne serait pas une conséquence de la politique d'activation plus ferme du régime de chômage. "Le plus probable étant que les autres pays ont mieux contrôlé la fonction garde-fou du régime de maladie-invalidité que la Belgique", estime Randstad.

Surtout en Wallonie

Si la situation est particulièrement perceptible en Wallonie, les deux autres Régions sont également au-dessus de la moyenne européenne.

Conclusion, "le régime actuel en matière de maladie et d'invalidité ne fonctionne pas de manière optimale", estime Randstad. "C'est sans doute au politique qu'il reviendra de prendre l'initiative. Il est peu probable que les acteurs impliqués dans le régime actuel (médecins, mutualités, syndicats, employeurs, services de prévention) puissent résoudre l'équation par eux-mêmes."

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