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La BNB confirme le ralentissement de l'économie belge

Jan Smets, gouverneur de la Banque nationale ©Photo News

Le PIB ne progresserait plus que de 1,5% tant en 2018 qu'en 2019. Les créations d'emplois resteront par contre dynamiques.

La Banque nationale (BNB) revoit ses prévisions de croissance pour la Belgique à la baisse à 1,5% tant pour 2018 que pour 2019 (au lieu de 1,7% et 1,6% lors des prévisions de décembre dernier).

En cause, la performance décevante du premier trimestre 2018 où le Produit intérieur brut (PIB) n'a progressé que de 0,3% par rapport au trimestre précédent. "Nous pensons qu'il ne devrait pas y avoir de redressement notable au deuxième trimestre, après quoi nous renouerons avec des taux de croissance plus importants", a fait savoir Jan Smets, le gouverneur de la Banque nationale.

Ce ralentissement est en ligne avec la croissance économique en zone euro qui s'est également quelque peu normalisée depuis le début de l'année, après la forte expansion observée en 2017, peut-on lire dans les prévisions de la BNB. Le ralentissement est à mettre en rapport avec le "refroidissement du cycle d'investissement des entreprises" et "la baisse de la croissance des exportations".

A cela s'ajoute un environnement international où les risques baissiers ont augmenté: protectionnisme américain et volatilité accrue sur les marchés financiers sont autant de nouveaux motifs d'inquiétude.

L'emploi se maintient

Tout cela n'empêchera pas l'économie belge de continuer à générer de l'emploi. La BNB table sur 97.000 créations d'emplois sur la période 2018-2020. Ces chiffres s'ajoutent aux 163.000 emplois créés au cours de la période 2015-2017.

Cette année, l'inflation atteindrait 2,1% avant de revenir à 1,6% en 2020 en raison de la stabilisation prévue des prix du pétrole. Le rebond des coûts salariaux ne se répercuterait cependant pas intégralement dans les prix, mais s'accompagnerait plutôt d'une modération des marges bénéficiaires, prévoit la BNB.

En ce qui concerne les finances publiques, le déficit budgétaire serait une nouvelle fois inférieur aux prévisions en 2018, se chiffrant à 1% du PIB, comme en 2017. C'est le résultat d'une nouvelle forte hausse des versements anticipés des entreprises, dans le sillage du nouveau relèvement du taux appliqué lorsque ces derniers sont insuffisants. Ce facteur est toutefois temporaire et c'est pourquoi le déficit remonterait à 1,8% en 2019 et 2020.

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