La BNB prévoit un PIB en hausse de 8% au troisième trimestre

"Les perspectives de demande sont toujours faibles et très incertaines, ce qui est préjudiciable aux investissements" dans les entreprises, note la BNB. ©Bloomberg

La consommation s'est reprise au troisième trimestre, selon la BNB qui table sur une croissance de 8%. Mais les investissements des entreprises ne suivent pas (encore).

Après une chute historique de 12,1% au deuxième trimestre, le PIB belge devrait rebondir de 8% au troisième trimestre. C'est ce que prévoit la Banque nationale dans une nouvelle estimation publiée ce vendredi. Ce rebond est à mettre au crédit de la consommation, dopée par l'assouplissement des mesures de confinement.

Le niveau très faible de la confiance des consommateurs pourrait conduire à davantage d’épargne de précaution, ce qui pèserait sur la croissance de la consommation à l’avenir.

La reprise de la consommation privée ne serait toutefois que partielle en raison de la recrudescence du Covid-19. "La crainte d’être contaminé et les mesures de confinement, restantes ou renforcées, continuent à freiner la consommation", signale la BNB.

Dans le même temps, le rebond de la consommation serait soutenu par le fait que le pouvoir d’achat n’a pas été trop fortement affecté. "Les données disponibles relatives aux immatriculations de voitures, ainsi que des données d’enquêtes semblent confirmer le redressement de la consommation au troisième trimestre", observe la BNB.

Épargne de précaution

Ceci étant, le niveau très faible de la confiance des consommateurs pourrait conduire à davantage d’épargne de précaution, ce qui pèserait sur la croissance de la consommation à l’avenir.

Les investissements des entreprises ne devraient se redresser que partiellement au troisième trimestre, étant donné que celles-ci vont probablement continuer de réduire leurs plans d’investissements initiaux dans un contexte de très grande incertitude.

"La crise du Covid-19 a comprimé les recettes et les marges bénéficiaires des entreprises, et les perspectives de demande sont toujours faibles et très incertaines, ce qui est préjudiciable aux investissements", note encore la BNB.

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