La confiance des investisseurs dans la reprise de l'économie à un niveau record

Un investisseur belge sur deux (49%) s'attend à un rebond de l'économie dans les prochains mois, selon le baromètre de la banque ING. ©ZUMAPRESS.com

Un investisseur belge sur deux s'attend à un rebond de l'économie dans les prochains mois, le niveau le plus élevé depuis le lancement de l'enquête d'ING en 2004.

Les annonces concernant la réouverture de l’économie et les bonnes performances des bourses poussent le baromètre des investisseurs de la banque ING à son plus haut niveau depuis janvier 2018. Un investisseur belge sur deux (49%) s'attend ainsi à un rebond de l'économie dans les prochains mois.

L'indicateur s'est envolé en mai grâce à l'optimise du déconfinement, s'établissant à 120 points, contre 107 en avril, son plus haut niveau depuis janvier 2018.

120
points
Les annonces concernant la réouverture de l'économie et les bonnes performances des bourses ont poussé le baromètre ING à 120 points en mai, contre 107 en avril.

"Le regain de confiance s’explique surtout par des prévisions plus optimistes", explique Peter Vanden Houte, économiste en chef d’ING Belgique. "49% des répondants s’attendent ainsi à une accélération de l’économie belge dans les prochains mois, le pourcentage le plus élevé depuis la création de l’enquête en 2004, alors que seuls 23% voient l’avenir moins rose."

Goût du risque

Les attentes boursières sont également élevées. Pas moins de 45% des répondants tablent sur une nouvelle hausse des actions et à peine 21% estiment que les bourses évolueront moins bien durant l’été.

Dans ce contexte d'attentes élevées, les investisseurs osent prendre davantage de risques: 33% jugent le moment approprié pour miser sur des secteurs plus risqués, alors que 24% sont de l'avis contraire.  Il faut remonter à janvier 2018 pour retrouver un tel goût du risque chez les investisseurs belges. Toutefois, l'année 2018 s’était finalement avérée une mauvaise année boursière.

Les femmes et les francophones plus inquiets

Près de la moitié (46%) des personnes interrogées déclarent avoir vu leurs placements prendre de la valeur au cours des six derniers mois (23% font état d’une perte). Presque le même pourcentage (47%) des Belges admet s'inquiéter lorsque leurs investissements perdent de la valeur, contre 22% qui déclarent ne pas s'en préoccuper. Une inquiétude qui est clairement plus présente chez les femmes (55%) que chez les hommes (40%).

47%
des femmes
Les femmes (47%) accordent plus d'importance que les hommes (31%) au fait qu’un placement se soit bien comporté l'année précédente avant de se lancer.

"Cela semble à nouveau confirmer la thèse selon laquelle les femmes sont moins enclines à prendre des risques au niveau des investissements. Les francophones (55%) se font aussi plus de soucis que les néerlandophones (42%) lorsque leurs placements plongent dans le rouge", indique Peter Vanden Houte.

L’enquête semble aussi confirmer la prudence des particuliers, qui n’investissent que lorsque les cours ont déjà fortement augmenté. Ainsi, 39% des sondés déclarent qu’il est important pour eux qu'un placement ait déjà progressé l’année précédente pour envisager son achat. Pour 17%, ce n’est absolument pas le cas. Ici aussi, les femmes (47%) accordent également plus d'importance que les hommes (31%) au fait qu’un placement se soit bien comporté l'année précédente avant de se lancer. On observe la même tendance entre les groupes linguistiques: 44% chez les francophones, contre 35% chez les néerlandophones.

Effets de richesse

Le fait que les gens se sentent "plus riches" ou "plus pauvres" en cas de hausse ou de baisse des cours pourrait également influer sur leurs achats. Un effet qui semble se faire davantage sentir en cas de recul des cours.

Un investisseur de moins de 35 ans sur trois dépensera davantage si son portefeuille grimpe de 10%.

"À peine 19% affirment qu’ils dépenseraient plus si leur portefeuille s’apprécie de plus de 10%. En revanche, si le portefeuille perd 10% de sa valeur, pas moins de 33% déclarent qu'ils se montreraient alors plus regardant", souligne l'économiste en chef d’ING Belgique.

Ces effets de richesse sont plus marqués, dans les deux sens, chez les jeunes investisseurs de moins de 35 ans. 33% d'entre eux affirment ainsi qu'ils dépenseront davantage si leur portefeuille grimpe de 10% et pas moins de 47% disent qu'ils se serreront la ceinture en cas de recul de leurs placements.

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