La consommation des ménages sera le moteur de la reprise

Cette année, le PIB sera essentiellement porté par la consommation des particuliers. ©PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

D'après le Bureau du Plan, la reprise s'appuiera surtout sur la consommation intérieure. Le chômage et les finances publiques restent de gros points noirs.

La reprise sera essentiellement portée par la consommation intérieure, une fois que la situation sanitaire sera sous contrôle grâce à la vaccination. Par contre, il faudra compter avec 48.000 chômeurs en plus cette année et, d’ici 2026, on ne descendra jamais sous les 5% de déficit.

L’inflation passerait de 1,3% en 2021 à 1,8% en 2026, ce qui est un niveau normal.

C’est ce qu’indique le Bureau fédéral du Plan dans une version préliminaire de ses perspectives 2021-2026, la version définitive étant prévue pour le mois de juin. Préparée en vue du nouveau programme de stabilité européen, cette première ébauche est réalisée à politique inchangée et ne prend pas en compte le plan de relance.

En 2020, le PIB belge s’est replié moins fortement (-6,2%) que celui de la zone euro, de sorte qu'un mouvement de rattrapage également moins marqué est attendu en 2021 (+4,1%) et en 2022 (+3,5%). Celui-ci serait essentiellement porté par la consommation des particuliers.

La contribution des exportations nettes à la croissance resterait, par contre, négative. Les investissements des entreprises ne devraient pas commencer leur mouvement de rattrapage avant 2022. Après 2022, la croissance du PIB s’établirait à 1,4% par an en moyenne.

Inflation et emploi

L'inflation en Belgique est tombée à 0,7% en 2020 sous l’effet de la baisse des prix de l’énergie. En 2021, les prix de l’énergie devraient revenir à des niveaux plus élevés et la reprise économique devrait alimenter l’inflation, qui passerait de 1,3% en 2021 à 1,8% en 2026.

La crise sanitaire a mis fin à 5 années de hausse des créations d’emplois. Si la contraction de l’emploi est restée limitée à -0,1% l’an dernier, c’est grâce au chômage temporaire et au droit passerelle. Cette année, par contre, à mesure que prendront fin les mesures anti-crise, le Plan prévoit une contraction de l’emploi de 0,6%, ce qui se traduirait par 48.000 chômeurs de plus en 2021 et 5.000 de plus en 2022.

122,6%
du PIB
La dette publique bondirait de 98,1% du PIB en 2019 à 122,6% en 2026.

Ce n’est qu’à partir de 2023 et 2024 que l’emploi reprendrait des couleurs, avec 29.000 chômeurs de moins par an. La tendance s’essoufflerait en 2026 avec le relèvement de l’âge de la retraite à 66 ans.

Déficit

Les finances publiques constituent l’autre point noir de ces prévisions. Après un déficit abyssal de 9,7% du PIB l’an dernier, on remonterait à 7% en 2021, puis 5% en moyenne sur la période 2022-2026. On serait très loin, donc, du niveau de déficit de 1,9% en 2019.

Logiquement, la dette publique passerait de 98,1% du PIB en 2019 à 114,8% en 2020 et 122,6% à l’horizon 2026.

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