La FGTB réclame une revalorisation salariale dans les secteurs essentiels

Thierry Bodson, le président de la FGTB. ©Tim Dirven

La FGTB souhaite une revalorisation salariale dans les secteurs essentiels. Elle veut aussi un salaire minimum à 14 euros de l'heure partout.

La FGTB n'en démord pas: il est inacceptable que la plupart des salaires minimum dans les secteurs "essentiels" soient actuellement inférieurs à 14 euros brut par heure, soit 2.300 euros par mois, ce qu’elle considère comme "le minimum nécessaire à une vie décente".

"Très souvent sous-payés et avec des conditions de travail difficiles, ces travailleurs ont veillé à ce que les soins de santé, l’approvisionnement alimentaire, le transport, les services de propreté, les services publics et la production industrielle stratégique soient maintenus" alors que l'économie était paralysée, rappelle le syndicat socialiste dans son baromètre 2020. 

"Atteindre les 14 euros ne sera pas possible directement dans chaque secteur, mais nous voulons tendre vers cet objectif dans les 4 an."
Miranda Ulens
Secrétaire générale FGTB

Pour lui, c'est clair: la crise offre une occasion de changer de cap en revalorisant sans attendre les salaires des personnes occupées dans ces secteurs, mais aussi en y renforçant les investissements.

Salaire minimum à 14 euros/heure

Au-delà de ce plaidoyer spécifique, la FGTB assure que son combat pour imposer un salaire minimum de 14 euros partout va se poursuivre. Une revendication forte qu’elle compte notamment défendre dans le cadre de la négociation du prochain accord interprofessionnel (AIP 2021-2022).

Thierry Bodson, son président, en est bien conscient: passer d'environ 10 à 14 euros brut de l'heure ne sera pas une mince affaire. "Notre revendication se heurte pour l'instant à un double problème: la position du banc patronal d'une part, la loi de 1996 sur les salaires, dont la dernière version est particulièrement défavorable aux travailleurs, de l'autre."

Pour autant, on ne désarme pas à la FGTB. "Nous sommes conscients qu'atteindre les 14 euros ne sera pas possible directement dans chaque secteur, mais nous voulons tendre vers cet objectif dans les 4 ans", conclut Miranda Ulens, numéro 2 du syndicat.

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