Publicité

La PME familiale privilégie les rachats aux partenariats

Dans la nouvelle économie, les partenariats vont devenir plus avatageux pour les PME. Ainsi l’entreprise Renson, basée à Waregem et active dans les systèmes de ventilation, vient de conclure une alliance stratégique avec Barco, un autre fleuron de Flandre-Occidentale, et Velux. ©Tom Verbruggen

Avec l’avènement de la nouvelle économie, cette stratégie risque de montrer ses limites. Une étude de Deloitte souligne que les partenariats sont plus avantageux et moins risqués.

S’insérer dans la nouvelle économie sans devoir sacrifier son indépendance: tel est le défi parfois compliqué qui se pose aux entreprises familiales. C’est ce que montre une enquête réalisée par Deloitte auprès de 575 chefs d’entreprises familiales dans 52 pays (dont 27 en Belgique).

53%
Plus d’une entreprise familiale sur deux (53%) admet ne jamais s’être alliée à d’autres entreprises au cours des trois dernières années.

Une vaste majorité d’entre elles (89%) sont d’avis que les partenariats d’entreprises permettent à leur organisation d’innover au-delà de leurs capacités individuelles. Mais en même temps, plus de la moitié d’entre elles (53%) admettent ne s’être que rarement (voire jamais) alliées à d’autres organisations au cours des trois dernières années.

Préserver l’indépendance

"Sachant que l’ADN familial est la clé de leur succès, les entreprises familiales sont généralement assez fermées et cherchent avant tout à préserver leur indépendance et leur image de marque. Céder par exemple des parts de l’entreprise constitue encore souvent un tabou", observe Nikolaas Tahon, managing partner chez Deloitte Private.

Les acquisitions constituent la stratégie commerciale la plus souvent utilisée par les entreprises familiales (46%). Il faut dire que des exemples comme AB InBev ont montré à quel point cette stratégie pouvait s’avérer payante. Mais elle risque de l’être de moins en moins dans le futur, prévient-on chez Deloitte. La rapidité du changement induite par l’économie digitale ne laisse en effet plus le temps aux entreprises de digérer une acquisition.

Exemples à suivre

D’où la nécessité d’activer d’autres leviers, à commencer par les partenariats. Ainsi par exemple, l’entreprise Renson, basée à Waregem et active dans les systèmes de ventilation, vient de conclure une alliance stratégique avec Barco, un autre fleuron de Flandre-Occidentale, et Velux.

Autre exemple, Stukwerkers Group, entreprise familiale active dans le port de Gand depuis 1338 (!), a décidé d’anticiper le Brexit en concluant une alliance ouverte avec plusieurs partenaires pour créer une ligne maritime entre Gand et Hull, en Angleterre.

Ces exemples montrent que le partenariat dans un écosystème est souvent une option plus intéressante que le rachat d’un concurrent. "Lorsqu’on s’inscrit dans une alliance stratégique, il faut certes passer par une négociation afin de déterminer qui possède quoi et qui fait quoi, mais le risque est souvent plus dilué et c’est généralement moins onéreux que de procéder à une acquisition. C’est aussi plus rapide, explique Nikolaas Tahon. Et ce n’est pas parce qu’on fonctionne dans un écosystème qu’on abandonne ses valeurs."

Certains secteurs, comme le retail ou l’industrie manufacturière, se prêtent mieux aux partenariats que d’autres. Ainsi, LVD, qui fabrique des machines pour l’industrie métallurgique, sponsorise depuis 20 ans une chaire à la KULeuven et finance des doctorats dans ce domaine.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés