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La reprise économique gagne encore en intensité

Débarrassée des restrictions sanitaires, la consommation privée est le principal moteur de la croissance en ce moment. © Peter Hilz

La croissance de l'économie belge a été revue à la hausse à 1,7% au deuxième trimestre et connaîtrait une nouvelle accélération à 1,8% au troisième trimestre.

La reprise économique s'accélère à mesure que les restrictions sanitaires s'assouplissent. La preuve avec cette nouvelle révision, par la Banque nationale de Belgique (BNB), des chiffres de la croissance pour la Belgique cette année.

1,7%
Le PIB belge a progressé de 1,7% au deuxième trimestre 2021 au lieu de 1,4% initialement annoncé.

Dans une première estimation fin juillet, la BNB tablait sur une accélération de 1,4% du Produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre 2021 par rapport au premier trimestre. Aujourd'hui, il est question d'une progression de 1,7% du PIB au deuxième trimestre.

"La croissance a été soutenue par un rebond de la demande intérieure et spécialement de la consommation privée", explique la BNB.

En variation annuelle, c'est-à-dire comparé au deuxième trimestre 2020, lorsque l'économie était totalement sous cloche, cela représente une augmentation du PIB de 14,9%.

Tous les indicateurs au vert

La BNB lève déjà un coin du voile sur ce que sera la suite de l'année: "La croissance de la consommation privée devrait être encore plus élevée au troisième trimestre". Elle évoque ainsi une croissance de 1,8% en variation trimestrielle. Cette estimation a été réalisée à l'aide de plusieurs modèles prédictifs nouveaux ("Brel" et "R2D2") dont dispose désormais la BNB.

La banque souligne cependant que "l'incertitude entourant ces modèles de prévision immédiate est exceptionnellement élevée dans les circonstances actuelles". La crise du covid a bousculé, en effet, tous les modèles prédictifs classiques.

5,7%
La croissance économique atteindrait 5,7% cette année, d'après une nouvelle estimation du Bureau du Plan.

Quoi qu'il en soit, la nouvelle phase du déconfinement enclenchée à la mi-août offre de nouvelles perspectives. Tous les indicateurs sont désormais dans le vert: la confiance des chefs d'entreprise n'a jamais été aussi élevée depuis 20 ans, l'utilisation des capacités de production est orientée à la hausse, tandis que l'investissement des entreprises se porte pour le mieux.

Seul petit bémol: la contribution des exportations à la croissance du PIB redeviendrait légèrement négative au troisième trimestre. La faute à la vigueur de la demande intérieure qui stimule les importations.

Croissance de 5,7% en 2021

À ce rythme, l'économie belge devrait renouer avec son niveau d'avant-crise sanitaire avant la fin de cette année, estime le Bureau fédéral du Plan dans ses dernières prévisions publiées jeudi.

La croissance économique atteindrait 5,7% cette année et 3% en 2022. Au cours de ces deux années, l'emploi intérieur progresserait de 73.000 personnes. En parallèle, le nombre de chômeurs devrait diminuer de 25.700 unités en 2021 mais augmenterait de 19.000 l'année suivante.

Quant à l'inflation, qui a bondi ces dernières semaines, alimentée par la flambée des prix de l'énergie, elle dépasserait 1,9% cette année et 2,1% en 2022. Alors que l'indice pivot a été dépassé en août, il devrait encore l'être en juin 2022.

"La croissance devra être suffisamment élevée pour réduire le déficit budgétaire structurel qui existait déjà avant la crise."
Eva De Bleeker
Secrétaire d'État au Budget

Réduire le déficit structurel

La secrétaire d'État au Budget, Eva De Bleeker (Open Vld), a réagi positivement à ces nouvelles prévisions, tout en restant prudente. "La croissance économique future, après la reprise complète de l'économie belge, devra être suffisamment élevée pour réduire le déficit budgétaire structurel qui existait déjà avant la crise corona", estime-t-elle. Pour Eva De Bleeker, la meilleure façon d'y parvenir est de concrétiser dès que possible les réformes prévues dans l'accord du gouvernement.

La réforme du marché du travail est particulièrement cruciale, selon la secrétaire d'État, alors que de nombreux emplois vacants ne sont actuellement déjà pas pourvus. "À court terme, cela peut entraver la confiance des entreprises", prévient-elle.

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