La reprise est au point mort

L'horeca est aux prises avec une baisse de 65% de son chiffre d'affaires. ©EPA-EFE

La nouvelle enquête de l'ERMG laisse apparaître une baisse moyenne, tous secteurs confondus, de 14% du chiffre d'affaires en octobre. En cause, la demande qui est en panne.

La reprise est au point mort depuis le mois d’août, constate l’ERMG, le groupe d’experts qui conseille le gouvernement sur les aspects économiques de la crise actuelle. Toutes les deux ou trois semaines depuis mars dernier, l’ERMG sonde les secteurs économiques.

Cette nouvelle enquête a été réalisée auprès de 5.131 entreprises les 19, 20 et 21 octobre, soit juste après la décision fédérale de fermer cafés et restaurants, et juste avant que la Wallonie et Bruxelles n’opèrent un tour de vis supplémentaire. Du coup, "il est très probable que la situation de l’économie belge soit encore surestimée et que la situation s’aggrave au lieu de stagner", prévient l’ERMG.

-14%
Les entreprises belges constataient la semaine dernière une perte moyenne de 14% de leur chiffre d'affaires.

Les entreprises belges estimaient, la semaine dernière, que la crise sanitaire avait fait reculer leur chiffre d’affaires de 14%. Ce niveau est similaire à celui enregistré lors des enquêtes d’août (-13%) et de septembre (-14%), tout en étant moins dramatique que durant les mois d’avril et mai lorsque le chiffre d’affaire avait chuté de plus de 30%.

L’horeca est le secteur le plus touché avec une baisse de 65% du chiffre d’affaires. En avril, le secteur tournait à moins 85%. En août et septembre, la baisse était remontée à -40% en moyenne.

Surtout à Bruxelles

L’impact de la crise semble pour l’heure moins important en Flandre qu’en Wallonie et à Bruxelles. La capitale doit faire face à la diminution du nombre de navetteurs, de touristes et de voyageurs d’affaires, ce qui se répercute sur l’horeca, le commerce de détail et le secteur des transports et de la logistique.

L’absence d’amélioration depuis deux mois est essentiellement dû à la faiblesse persistante de la demande, à la récente augmentation du nombre d'infections et au renforcement des mesures restrictives.

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