La Wallonie faiblarde en matière de brevets

© /Hollandse Hoogte

Le nombre de demandes de brevet en provenance de la Belgique est reparti à la hausse en 2014, selon l’Office européen des brevets (OEB).  Le sud du pays semble distancé.

La Wallonie est sous-représentée en matière de demandes de brevet, qui constituent un bon indicateur du dynamisme économique d’un pays, selon les derniers chiffres de l'Office européen des brevets (OEB), situé à Munich. L'OEB, qui offre aux entreprises, universités et inventeurs une procédure uniforme de demande de brevet en Europe, a indiqué mardi avoir reçu 2.264 requêtes en provenance de Belgique en 2014. Soit une hausse de 1,8% par rapport à l'année précédente, qui avait été particulièrement mauvaise (-7,4%). La tendance négative des trois dernières années a été inversée, même si le record de 2011 n’a pas été égalé.

A l’échelle nationale, les universités et centres de recherche affichent de bons résultats: ceux-ci représentent un pourcentage plus important que dans n'importe quel autre pays européen. Avec 147 demandes (+18%), l'IMEC, centre de recherche en nanotechnologies et microélectronique situé à Louvain, a été le demandeur le plus actif de Belgique. Suivent deux entreprises: Solvay et Agfa-Gevaert. Le deuxième centre de recherche est le VIB (Institut Interuniversitaire Flamand pour la Biotechnologie), classé à la dixième place. 

Autre motif de satisfaction: concernant les demandes de brevet par million d'habitants, la Belgique se classe 8ème, avec 182 demandes, devant la France et le Royaume-Uni, et au-dessus de la moyenne de l'Union européenne (131). En revanche, aucune entreprise belge ne figure dans le "top 10" global.  

Si on examine la liste des 22 premiers déposants suivant un critère géographique, on constate que la plupart des demandes émanent d’entités du nord du pays ou de Bruxelles. En particulier, aucune université et aucun centre de recherche de Wallonie ne sont repris dans le classement. Du côté des entreprises, si on retrouve quelques grands noms qui ont des implantations wallonnes (Solvay, Asahi Glass, Umicore, Inbev), il faut aller à la vingtième place pour dénicher une entreprise réellement wallonne, en l’occurence IBA.  Un classement inquiétant? "Certaines entreprises étrangères qui ont des implantations belges prennent leurs brevets dans leur pays d’origine", fait-on observer à l’Union wallonne des entreprises (UWE). "Il est aussi possible que de nombreuses start-up wallonnes se situent plus bas dans le classement, car elles sont de taille plus réduite et déposent moins de demandes. En revanche, pour les universités, c’est un peu inquiétant".

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