Le Bel20 efface ses pertes post-Brexit

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Grâce aux très bonnes performances des actions industrielles, l'indice phare de la Bourse de Bruxelles a pu digérer en cours de séance toutes les pertes liées au choix des Britanniques de quitter l'Europe.

Le jeudi 23 juin dernier, le Bel20 clôturait à 3.498,04 points après un dernier coup de reins dicté par l'espoir de voir le Royaume-Uni rester au sein de l'Union européenne. Le lendemain, à l'ouverture, c'est la déconfiture. L'indice bruxellois, surpris comme l'ensemble de la planète finance, chute de 6% en une séance. Sur deux jours, la culbute se solde par un recul de 10%.

Ce mercredi, soit un mois et demi plus tard, le coup de massue n'est plus qu'un lointain souvenir. Le Bel20 est revenu subrepticement au même niveau que celui atteint le 23 juin, avant de glisser sous l'équilibre. 

Pourquoi un tel retour en grâce?

Les marchés bruxellois doivent cet envol aux valeurs industrielles comme Umicore (+15%), Solvay (+6%) ou encore Ontex (+4%). Ces actions ont bénéficié d'une rotation sectorielle en Europe, les investisseurs délaissant les actions défensives pour refaire le plein de titres cycliques. Ceci s'explique par les récents indicateurs économiques en zone euro meilleurs que prévu. L'impact du Brexit a, semble-t-il, aussi été surévalué et se montre au final moins important qu'escompté. Enfin, outre-Atlantique, l'économie US n'a globalement pas montré le moindre signe d’essoufflement.

Les banques trinquent

Sur le même temps, les inquiétudes liées au Brexit ont également poussé la Banque centrale européenne (BCE) à ajuster sa politique pour stimuler l'économie européenne. Mais, les banques et les assureurs paient le prix du statu quo européen en matière de taux. Le secteur voit à présent leurs marges bénéficiaires s'éroder.

Les actions du secteur bancaire cotent actuellement à environ 10% sous leur niveau "pré-Brexit" et les résultats des stress-tests publiés dans l'intervalle n'ont pas permis de changer la tendance. KBC et ING ont respectivement lâché 9% et 4% sur la période.

Le retour en force du Bel 20 n'est pas une exception sur le Vieux continent. A titre d'exemple, le Dax allemand, chargé en valeurs industrielles, plane 4% au-dessus de son niveau du 23 juin.

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