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Le CD&V soutient à l'unanimité la nomination de Vanackere à la BNB

©BELGA

La polémique autour de la nomination de Steven Vanackere (CD&V) à la présidence de la Banque nationale (BNB), qui implique qu'il n'y aura plus aucune femme dans son comité qui compte pourtant sept directeurs, gêne aussi dans les rangs du MR. De son côté, le CD&V soutient à l'unanimité cette nomination.

Malgré les appels des partenaires de la coalition (Open Vld, MR et N-VA) pour nommer une femme au comité exécutif de la Banque nationale de Belgique, CD&V soutient toujours la nomination de Steven Vanackere, selon le conseil du parti. 

"Notre position reste inchangée, Vanackere a eu le soutien unanime de la direction du parti", a déclaré le porte-parole de CD&V, Steffen Van Roosbroeck, qui souligne l'hypocrisie des autres partis du gouvernement, qui plaident maintenant pour la nomination d'une femme. 

Le CD&V demande immédiatement à voix haute si les autres partis du gouvernement appuieront à présent la proposition législative de la vice-présidente Griet Smaers concernant le quota de femmes à la Banque nationale, à la Cour des comptes et à la FSMA. "Nous voulons maintenant traiter cela comme une priorité au Parlement", a déclaré Van Roosbroeck. Le CD&V souhaite désormais que ces instances soient composées d'au moins un tiers de femmes par analogie avec la législation relative aux sociétés cotées.

Reynders veut une meilleure répartition homme-femme

Le vice-Premier ministre Didier Reynders (MR), de retour du Japon, s'est exprimé ce lundi sur la polémique qui entoure la nomination de Steven Vanackere au comité de direction de la Banque nationale belge. Pour le ministre des Affaires étrangères, il est évident que plus de femmes devraient siéger au comité de direction de la BNB. 

©Jonas Lampens

"Il est logique de se diriger vers une meilleure répartition homme-femme", a-t-il déclaré sur les ondes de Radio 1. "Je plaiderai pour une meilleure présence des femmes autour de la table", a-t-il ajouté.

Reynders souligne que, avec Dominique Leroy et Sophie Dutordoir, deux femmes sont à la tête des sociétés publiques (Proximus et la SNCB). Cette évolution doit continuer, a-t-il conclu. 

→ Lire aussi notre analyse: "Big Bang en vue à la Banque nationale"

Même son de cloche du côté de la présidente du Sénat, Christine Defraigne (MR). Sur les ondes de Bel RTL, elle a évoqué le problème du respect des quotas hommes-femmes et le dossier de la libération des intérêts générés par les avoirs libyens gelés, à une époque où Steven Vanackere était ministre des Finances. Le premier problème est celui de la représentation féminine dans une série d'institutions, souligne la Liégeoise, qui évoque la Cour Constitutionnelle où ne siège plus de magistrate francophone. 

Van Overtveldt prêt à en discuter

Le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (N-VA), s'est dit prêt à discuter de la nomination de Vanackere. Il remettra à nouveau des propositions en vue de réformer la gouvernance de l'institution. Le ministre concède que le comité de gestion, avec Vanackere, ne refléterait pas la société telle qu'elle est en 2018: "C'est un euphémisme", a-t-il déclaré sur Radio 1 ce lundi matin, estimant que la discussion autour de cette polémique était légitime. Il ne manque pas de rappeler qu'"au cours des dix dernières années, tout le monde a nommé des hommes à la BNB".

Pour rappel, la nomination de Vanackere, qui succède à Marcia De Wachter, n'est pas encore définitive. Johan Van Overtveldt estime que c'est au Premier ministre Charles Michel de trancher. Il prévient toutefois que le comité de direction doit également former une "émanation du paysage politique". "En ce qui me concerne, c'est discutable, mais nous pouvons encore mieux respecter l'équilibre politique que nous respectons déjà", ajoute le N-VA.

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