Le gouvernement renonce à l'équilibre budgétaire en 2015

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Le gouvernement fédéral n'envisage plus de retour à l'équilibre budgétaire nominal en 2015, mais le budget devrait à cette échéance être en équilibre structurel.

Lors d'une réunion du conseil ministériel restreint ce mercredi après-midi, il a été convenu que l'équilibre budgétaire n'était plus un objectif pour 2015. Le ministre des Finances Koen Geens (CD&V) a souligné que cette décision est conforme à ce qui avait été convenu avec la Commission européenne et le Conseil supérieur des Finances.

Le programme de stabilité négocié avec la Commission européenne définit la trajectoire des finances publiques pour les prochaines années. Il avait jusqu'à récemment convenu avec l'exécutif européen de revenir à l'équilibre nominal en 2015. Mais la crise a prolongé le marasme économique, plombant les finances publiques.

Si l'équilibre structurel est programmée pour 2015, l'équilibre nominal ne sera, lui, atteint qu'en 2016 seulement.

La différence entre déficit nominal et structurel réside à la non prise en compte pour ce dernier de tous les effets positifs (ou négatifs) ponctuels, comme la vente éventuelle de participations publiques ou les effets de cycles économiques, comme l'inflation.

Les économies ne suffiront pas

Pour revenir à l'équilibre, les économies seules ne suffiront pas. "Il n'est pas question de relâcher la bride, ce sont les rentrées qui sont moindres", a souligné Koen Geens en prévenant que les efforts à fournir ne seront pas plus aisés. Des mesures devront aussi être prises pour la croissance et une relance de l'économie.

Le Conseil supérieur des Finances avait déjà suggéré le mois dernier de retarder d'un an, à 2016, l'objectif du retour à l'équilibre nominal. Et le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, avait déjà fait savoir que ce qui importait pour lui étaient les chiffres structurels. Même quelque peu différés, ces objectifs ne seront pas facile à concrétiser, comme l'avait souligné le Conseil supérieur. L'effort entre 2012 et 2015 reste de 2,7% du PNB, soit quelque 10 milliards d'euros. Sans tenir compte des moyens à dégager pour (re)stimuler la croissance.

Le gouvernement est confiant que la Commission européenne se satisfera des nouveaux objectifs belge: "Le commissaire européen Olli Rehn nous a dit: 'regardez les chiffres structurels'", selon le vice-premier ministre Alexander De Croo. "L'équilibre structurel en 2015, c'est cela qui est important".

Le déficit autorisé pour 2013 a déjà été quelque peu relevé, l'exécutif européen ayant indiqué que ce seraient surtout les efforts structurels qui seraient pris en compte. Le déficit pourra ainsi s'élever à 2,46%, au lieu les 2,15% initialement prévus.

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