Le nombre de travailleurs étrangers en Belgique a quadruplé en quatre ans

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Le secrétariat social SD Worx a épluché le profil des travailleurs étrangers employés en Belgique. Majoritairement européens, employés et expatriés.

Ce sont des données en hausse qui ont poussé SD Worx à se pencher sur la question. Le secrétariat social a remarqué que, ces dernières années, le nombre de travailleurs avec un profil international – c’est-à-dire des étrangers travaillant en Belgique ou dans plusieurs contrées, dont la Belgique – filait plus prestement que celui des travailleurs belges travaillant hors de nos frontières. Quitte à remarquer une tendance, autant l’analyser, s’est-on dit chez SD Worx.

Ce qui fut fait, le secrétariat social ayant ajusté dans son viseur les entreprises disposant de leur siège social en Belgique – celles-ci y pèsent 85% de l’emploi international. En quatre ans, le nombre d’étrangers occupés en Belgique a pratiquement quadruplé, ont révélé les bases de données de SD Worx, qui calcule environ un tiers des salaires du secteur privé. En 2018, SD Worx en totalisait plus de 6.000; ceux-ci étaient à plus de 85% employés et affichaient le plus souvent la trentaine ou la quarantaine.

"Les PME de moins de 20 travailleurs représentent un petit tiers des employeurs belges pratiquant l’emploi international." SD Worx

Logiquement, la proportion de travailleurs étrangers au sein des entreprises a elle aussi augmenté, passant d’une moyenne de 4,8 par société en 2014 à 7,1 en 2018. Et les PME ne sont pas les dernières en la matière. "Les PME de moins de 20 travailleurs représentent, à elles seules, un petit tiers des employeurs belges pratiquant l’emploi international, relève l’étude. Et ce sont elles qui affichent le plus fort taux de progression, qui dépasse les 30% annuels." Cela étant, vu leur taille modeste, ce n’est pas en leur sein que se retrouve l’essentiel des troupes. À ce petit jeu-là, les entreprises comptant plus de 100 travailleurs comptent dans leurs rangs 68% des travailleurs étrangers.

Et d’où viennent-ils, ces collaborateurs internationaux? Aux trois quarts (76%) d’Europe, et à 11% d’Asie. Au hit-parade des nationalités (voir notre infographie), les Français gagnent haut la main (en progression de 228% entre 2014 et 2018 encore bien), tandis que 2018 a vu les Britanniques quitter, pour la première fois, le trio de tête. À noter que les plus fortes progressions sont le fait des Japonais et des Indiens.

Ceci encore: en 2018, 73% d’entre eux étaient expatriés, le solde étant constitué des travailleurs détachés et de ceux empruntant la voie du fractionnement de salaire, parce que travaillant dans plusieurs pays. Ce qui n’est pas sans difficultés administratives, relève-t-on chez SD Worx. 

©Mediafin

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