Le PIB belge s'est contracté de 3,6% au premier trimestre

La consommation et l'investissement subissent de plein fouet les effets de la pandémie. L'impact sur l'emploi reste pour l'heure assez limité grâce au chômage temporaire.

Au premier trimestre de 2020, le Produit intérieur brut (PIB) de la Belgique a reculé de 3,6% par rapport au trimestre précédent. Cette nouvelle estimation fournie par la Banque nationale (BNB) est un peu moins mauvaise que celle du 29 avril où elle estimait la contraction au premier trimestre à 3,9%.

Comparé à la période correspondante de l’année précédente, le PIB a baissé de 2,5%.

La BNB fournit également des précisions sur la composition du PIB. Ainsi, par rapport au trimestre précédent, la valeur ajoutée a régressé de 2,7% dans l’industrie, de 5,1% dans la construction et de 3,2% dans les services.

On ne consomme plus

L’incidence du Covid-19 s’est clairement manifestée sur la demande intérieure, laquelle a considérablement fléchi. Les ménages ont réduit de 6,5% leurs dépenses de consommation. Les dépenses touristiques se sont nettement repliées, tout comme les achats de biens durables, au sein desquels l’achat de voitures a enregistré un fort ralentissement.

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Les ménages ont réduit de 6,5% leurs dépenses de consommation.

Les investissements des ménages en logements ont aussi largement chuté (-5,4%) en raison de l’impact du Covid-19 et des mesures y afférentes sur l’activité du secteur de la construction.

Les investissements des entreprises ont reculé de 3,6%. À l’inverse, la contribution des variations des stocks des entreprises s’est élevée à +0,6%.

La demande extérieure s’est, elle aussi, sensiblement contractée. Le repli des exportations a atteint 3,8%, tandis que celui des importations s’est avéré encore plus marqué (-4,7%), de sorte que les exportations nettes de biens et de services ont contribué positivement (+0,8%) à l’évolution du PIB.

Effet limité sur l'emploi

À ce stade, les répercussions sur l'emploi demeurent assez limitées. Au premier trimestre de 2020, l’emploi intérieur a accusé un recul de 0,2% sur une base trimestrielle, soit une réduction de 7.700 personnes.

Au cours des deux dernières semaines du mois de mars, un grand nombre de personnes ont été placées en chômage temporaire, mais sont restées comptabilisées dans les statistiques de l’emploi intérieur. Le recul de l’emploi intérieur au premier trimestre est donc principalement imputable aux pertes d’emplois liées au non-renouvellement des contrats temporaires tels que ceux des intérimaires, des travailleurs occasionnels, des flexi-travailleurs et des étudiants-jobistes.

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