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Le secteur pharma belge se consacre davantage à la recherche qu'à la production

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La Belgique produit moins dans le domaine de l'industrie pharmaceutique, mais notre pays se spécialise davantage dans la recherche et le développement (R&D).

Bien que la part de médicaments produits en Belgique augmente, le processus de production s'est sensiblement modifié au cours des dix dernières années. Selon le Bureau du Plan, on constate une réelle augmentation de l'investissement dans la connaissance, notamment par le biais d'un investissement accru dans le personnel qualifié en R&D.

Dans cet élan de spécialisation, les entreprises pharmaceutiques misent davantage sur les actifs d'utilisation durable tels que les frais de recherche et développement, les brevets, les licences... que dans les biens d'équipements technologiques. Cette étude menée par le Bureau du Plan suggère qu'aujourd'hui la R&D et la production dans le domaine pharmaceutique "sont partiellement dissociées".

Quatre branches d'activités

À la demande de plusieurs partenaires sociaux, le Bureau du Plan a effectué une étude permettant d'analyser "les branches d'activités ayant augmenté leurs efforts de recherche et développement au cours des dernières années".

Pour cette étude, le Bureau du Plan a passé au crible les quatre branches d'activités montrant le plus de dynamisme en Belgique. Du côté de l'activité manufacturière, la pharmacie et les produits informatiques et électroniques ont été analysés. D'autre part, l'architecture et l'ingénierie ont retenu l'attention du Bureau du Plan pour les activités de services.  

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Neuf sur dix des plus grandes entreprises pharmaceutiques appartiennent à des multinationales basées à l'étranger et pour lesquelles le centre de décision n'est pas en Belgique.

Dans le domaine pharmaceutique, d'une part, la concentration à la fois de la R&D et de la valeur ajoutée est bien plus élevée que dans les autres branches d'activité étudiées par le Bureau.

D'autre part, neuf des dix plus grandes entreprises dans ce domaine appartiennent à des multinationales à l'étranger pour lesquels le centre de décision n'est pas en Belgique ce qui induit que l'évolution de la branche dépend de ce petit nombre d'entreprises étrangères. Enfin, "L'intensité capitalistique, elle, a diminué à partir de 2015 avec une modification de la composition du stock de capital en faveur des actifs intangibles, en particulier la R&D, au détriment des actifs tangibles".

En ce qui concerne les trois autres branches, "il y a davantage de preuves d'une colocalisation de la R&D et de la production en Belgique" puisqu'on peut observer une hausse de la corrélation entre la R&D et les immobilisations corporelles (les biens matériels).

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