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Le taux d'épargne du Belge au plus haut

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L’économie belge a dégagé une capacité de financement de 2% en termes annualisés à la fin du troisième trimestre de 2011, contre 2,7 % à la fin du deuxième trimestre de 2011. Le taux d'épargne des ménages a atteint son niveau le plus élevé depuis le début de 2010. Et la capacité de financement des ménages s'est légèrement améliorée.

Le relevé des comptes non financiers trimestriels des secteurs porte sur le troisième trimestre de l’année 2011 et sont livrés par la BNB. Qu'en ressort-il?

→ Hausse du taux d'épargne des ménages

Au cours du troisième trimestre de 2011, le taux d’épargne brut des ménages s’est établi à 17,2 %, niveau le plus élevé qui ait été enregistré depuis le début de 2010.

Au troisième trimestre de 2011, le revenu disponible brut des ménages s’est accru de 2 %, principalement sous l’impulsion de la hausse des rémunérations dont la contribution à la croissance du revenu s’est chiffrée à 1,5 point de pourcentage. L’augmentation du revenu disponible brut a largement surpassé la hausse des dépenses de consommation finale des ménages, qui s’est inscrite en nette décélération, se chiffrant à 0,3 % au troisième trimestre de 2011, contre 1,3 % au deuxième trimestre.

→ Repli du taux d’investissement des ménages

Les dépenses d’investissement des ménages couvrent principalement la construction et la rénovation de logements. Le taux d’investissement mesure la part de leur revenu disponible brut que les ménages consacrent à ce type de dépenses. Ce taux s’est réduit de 0,2 point de pourcentage au troisième trimestre de 2011, pour s’établir à 9,5 %. Il s‘agit de la deuxième baisse consécutive. Par rapport au trimestre précédent, les ménages ont réduit leurs dépenses d’investissement de 0,8 %, alors que leur revenu disponible augmentait de 2 %.

→ Part des profits dans la valeur ajoutée des sociétés non financières en baisse au troisième trimestre de 2011
La part des profits des sociétés non financières est définie comme le rapport entre l’excédent brut d’exploitation de ces sociétés et leur valeur ajoutée brute1. Si, depuis le creux enregistré au début de 2009, la part des profits s’est inscrite en remontée progressive jusqu’à la fin de l’année 2010, son évolution en 2011 est davantage erratique. Au cours du troisième trimestre de 2011, la part des profits s’est réduite de 1,1 point de pourcentage, atteignant 37,7 %. Cette baisse a ainsi annulé la hausse de 1 point de pourcentage enregistrée un trimestre plus tôt. Au cours du troisième trimestre, alors que la valeur ajoutée brute des sociétés non financières se stabilisait, les rémunérations à charge des sociétés et les impôts nets des subventions à la production se sont globalement accrus de 1,8 %, pesant ainsi sur l’excédent brut d’exploitation des sociétés.

→ Quasi stabilisation du taux d’investissement des sociétés non financières
Le taux d’investissement des sociétés non financières, qui mesure la formation brute de capital fixe de ces sociétés exprimée en pourcentage de leur valeur ajoutée, s’est quasi stabilisé à 22,6 % au troisième trimestre de 2011, interrompant ainsi le redressement entamé au début de l’année 2011.

 

→ Surplus de l’économie belge en repli
Les soldes sectoriels mesurent la capacité ou le besoin de financement de chacun des grands secteurs de l’économie (ménages, sociétés et administrations publiques).

· Un solde positif signifie qu’après la prise en compte de l’ensemble de ses ressources et de ses dépenses, le secteur considéré a la possibilité d’augmenter ses actifs financiers et /ou de réduire ses engagements financiers.
· A l’inverse, un solde négatif témoigne de la nécessité pour le secteur de vendre certains de ses actifs et / ou d’accroitre son endettement afin de pouvoir financer ses opérations non financières.

Le solde des administrations publiques s’est détérioré. Il présente un déficit, calculé en termes annualisés, de 3,9 % du PIB à la fin du troisième trimestre de 2011, contre 3,6 % à la fin du deuxième trimestre.

La capacité de financement des sociétés s’est réduite de 0,7 point de pourcentage, pour se chiffrer à 2,3 % du PIB en termes annualisés à la fin du troisième trimestre.

La capacité de financement des ménages s’est améliorée de 0,3 point de pourcentage pour passer à 3,7 % du PIB.

• Au total, l’économie belge – tous secteurs confondus – a dégagé une capacité de financement de 2 % en termes annualisés à la fin du troisième trimestre de 2011, contre 2,7 % à la fin du deuxième trimestre de 2011.

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