Le télétravail a permis de réduire l'absentéisme

©Hans Lucas via AFP

Les secteurs qui affichent le taux d'absentéisme le plus faible comptent de nombreux employés. En revanche, les secteurs qui n'ont pas eu accès au télétravail, comme l'industrie, ont enregistré plus d'absences.

L'absentéisme pour maladie de courte durée (moins d'un mois d'absence) a été réduit de près de moitié en mai par rapport à avril dernier, passant de 2,29 à 1,27%. C'est aussi moitié moins qu'en mai 2019. Selon les statistiques du prestataire de services RH SD Worx, qui s'appuie sur près d'1 million d'employeurs du secteur privé, la baisse concerne tant les employés que les ouvriers.

Chez les ouvriers, le taux d'absentéisme a atteint 1,49% en mai, contre 2,58% un mois plus tôt, tandis que pour les employés, il a été de 1,17% le mois dernier, pour 2,16% quelques semaines plus tôt.

Le télétravail est devenu la norme

"Les travailleurs qui travaillent de chez eux sont moins exposés aux contacts et aux déplacements, ils ont moins tendance à se rendre malgré tout au travail s'ils ne se sentent pas bien."
François Lombard
consultant chez SD Worx

Le prestataire RH attribue ces "chiffres historiquement bas" au télétravail, qui est devenu la norme pendant la crise du coronavirus. "Les travailleurs qui travaillent de chez eux sont moins exposés aux contacts et aux déplacements, notamment dans les transports en commun. En outre, ils ont moins tendance à se rendre malgré tout au travail s'ils ne se sentent pas bien (présentéisme); grâce à la flexibilité du contexte à domicile, les travailleurs peuvent parfois continuer à travailler de chez eux", analyse François Lombard, consultant chez SD Worx.

Les secteurs qui affichent le taux d'absentéisme le plus faible comptent de nombreux employés. Les absences étaient en revanche plus nombreuses le mois dernier parmi les ouvriers de l'industrie alimentaire et les employés des petits magasins d'alimentation. Soit les secteurs qui n'ont pas été à l'arrêt et qui n'avaient pas accès au télétravail, relève SD Worx.

Les maladies de longue durée plus fréquentes

Les maladies de plus d'un mois (et de moins d'un an) sont, par contre, 10% plus fréquentes que l'année dernière. Il existe cependant ici une différence entre les ouvriers et les employés.

Chez les premiers, les absences pour maladie de moyen terme ont considérablement augmenté: de 3,6% en février à 4,87% en mars, puis une légère baisse en avril à 4,8% et une nouvelle diminution à 4,2% en mai. Pour les employés, l'augmentation a été moins forte: de 2,1% en février à 2,5% en mars et à 2,6% en avril, alors qu'en mai, on observe une légère baisse à 2,3%.

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