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Le travailleur belge reste le plus taxé au monde

Le travailleur paie l'impôt des personnes physiques et cotise à la sécu. ©Hollandse Hoogte / David Rozing

Le travailleur belge isolé est prélevé à hauteur de 51,5%, selon un rapport de l'OCDE. La pression sur les salaires a légèrement diminué en 2020 suite à la crise.

Le travailleur belge demeure le plus taxé au monde, surtout s’il n’a pas d’enfants. L’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques, basée à Paris) vient encore de le confirmer dans son rapport "Taxing wages 2021", qui compare le niveau de taxation des salaires dans le monde.

51,5%
du coût salarial
En 2020, un travailleur belge sans enfants était prélevé à hauteur de 51,5% du coût salarial, contre 34,6% en moyenne dans l'OCDE.

En 2020, un travailleur belge sans enfants était prélevé à hauteur de 51,5% du coût salarial (salaire brut + charges patronales), alors que la moyenne pour les 37 pays de l’OCDE est de 34,6%. Ce pourcentage représente la différence entre ce que l’employeur débourse et ce que le travailleur touche en net sur son compte. Le différentiel est essentiellement constitué par l’impôt des personnes physiques (IPP) et les cotisations de sécurité sociale.

La Belgique est suivie par l’Allemagne (49%), l’Autriche (47,3%), la France (46,6%) et l’Italie (46%). En bas de l’échelle, on retrouve la Colombie (zéro), le Chili (7%) et la Nouvelle-Zélande (19,1%).

La pression fiscale est moins importante lorsque le travailleur a des enfants à charge. Elle s’élève à 34,9% en Belgique pour un couple qui vit sur un salaire avec deux enfants à charge, alors que la moyenne des pays de l’OCDE est de 24,4%. En tête, on retrouve la Turquie (38,2%), tandis que la Suède, la France et la Grèce se situent dans une fourchette entre 37 et 38%.

On observe un certain relâchement (-0,39%) de la pression fiscale sur les salaires suite à la crise.
Rapport Taxing Wages 2021 de l'OCDE

L’impact de la crise

D’une façon plus générale, l’édition 2021 du rapport de l’OCDE laisse apparaître un certain relâchement (-0,39% par rapport à l’année dernière) de la pression fiscale sur les salaires des travailleurs sans enfants. C’est étroitement lié à la crise sanitaire et c’est d'ailleurs le cas à chaque crise: en 2008, la pression fiscale avait diminué de 0,48% et en 2009 de 0,52%. Les plus grosses diminutions ont été relevées en Italie (-1,91%) et aux États-Unis (-1,37%).

"Les mesures de soutien dans le cadre du Covid-19 concernent d’abord les familles avec enfants."
Rapport Taxing Wages 2021 de l'OCDE

Pour les travailleurs avec enfants, la pression fiscale a diminué en moyenne de 1,15%. Ce relâchement s’explique par deux facteurs. D’une part, certains travailleurs ont essuyé une perte de salaire à cause de la crise. De ce fait, ils retombent dans des tranches d’imposition inférieures. D’autre part, certains gouvernements ont pris des mesures visant à soulager les travailleurs touchés par la crise, notamment par des baisses de cotisation ou par un relèvement du minimum imposable.

Là aussi, le soutien varie en fonction de la situation familiale du travailleur. "Les mesures de soutien dans le cadre du Covid-19 concernent d’abord les familles avec enfants plutôt que le travailleur isolé sans enfants", souligne le rapport de l’OCDE.

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